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22.06.2008
beware of dogs !
il est fier, et cela uniquement parce qu'il est un chat, et que sa nature possède ce degré de Raison qui est le sien de par les mérites de ses ancêtres.
Dans tous les cas, aucun être, même pas l'homme , ne doit lui en faire grief.
En quoi est-il coupable d'être un chat ?
Quel mal y a t-il à ce que sa présence occupe, de par les mérites de ses ancêtres, ce degré de "conscience de soi"?
Il ne faut pas haïr le chat pour cela, ni le battre, ni l'offenser ;
bien au contraire, il faut lui donner ce qui lui est dû, en tant qu'il occupe un degré supérieur de l'échelle d'évolution de la "conscience de soi".
Chatman était un veilleur. Il était aussi le gardien d’un trésor...
Le plus ancien des contes est celui de deux frères, unis par un lien ou un artifice magique indéfectible. Cette légende a traversé les siècles. L’histoire du double ou du jumeau est un leitmotiv relatant un principe ontologique.
A l’image d’une noix, Chatman était la coque, dur et incassable sans la force nécessaire ou l’outil adéquat.
A qui possédait la clé, fruit d’une compréhension étrique et non d’un savoir thésaurisé, la carapace s’éclipsait pour laisser apparaître le fruit nu, non défendu, et à la portée de tout chercheur authentique de vérité, les enfants sages y compris…
l’outil ou la force : la vision véritable ou la foi inébranlable…
Sans cette clé d’or, la forteresse devenait imprenable, invisible, implacable. Telle était la mission et raison d’être du Chatman.
En d’autres temps vivait un Dieu Vivant. Quetzalcoatl était son Nom. Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’il avait un frère jumeau, Xolotl, véritable cerbère et gardien des enfers, tous deux nés d’une Vierge.
Chatman n’était pas Xolotl, car dans l’absolu, Il était Un.
Cependant, Il avait un pouvoir réel sur l’armée des ombres. A Son ordre, celle-ci se mobilisait comme un seul homme. Le vécu avait sans doute à voir avec cette autorité naturellement et implicitement reconnue.
Or lorsqu’un trop plein d’offenses s’abattait sur sa cuirasse, lorsque les violents souhaitaient s’emparer d’une part du trésor, sans en être les ayants droits de fait, Il Lui suffisait d’un signe imperceptible pour lâcher la meute, proche d'un clignement d'oeil.
Et tout le monde sait que le facteur sonne toujours deux fois avant d’entrer dans une propriété privée dont le palier est chasse gardée…
20:38 Publié dans CHATMAN : fragments de Roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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