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28.06.2008

Il faut qu'il diminue afin que "JE" croisse

 

Un esprit guide enseignant l’art de la mort pouvait-il être qualifié de « bon » ou de « sage » ?
Si demain quelqu’un professait le nécessaire anéantissement de l’homme, serait-il aimé ou même simplement écouté ? Bien plus sûrement le taxerait-on de "fool on the hill"...


Il fut un temps où une race, un peuple entier fut conduit à l’extermination. L’homme à l’initiative de cet acte "abominable" fut qualifié de « monstre » à rebours. Et pourtant les foules se convertissaient en masse à son idéologie.

 

Si la finalité de l’homme est sa déification, comment ce qui lui appartient en propre pourrait-il encore subsister ? Les pensées, émotions et autres affects liés à la terre ne constituent-elles pas ce surplus, ce bagage de l’homme ancien dont il est dit qu’il ne peut rien emporter de tel dans le lieu du repos ? Autrement dit, on ne coud pas de vieilles outres aux outres neuves, de peur qu’elles ne se déchirent.

 

En ce sens, Chatman prenait parfois l’apparence, pour les personnes pétries d’attachements en tout genre, d’un ange exterminateur présentant un visage redoutable, implacable, cynique. Pour d’autres, Il prenait une apparence joyeuse et irradiante de bonheur et de certitude intérieure. Il était le pile et la face de la pièce, selon le cours en vigueur de l’argent roi.
Mais pour qui n’avait pour seul Maître et Seigneur que Dieu, ces apparences antagonistes se noyaient et s’éteignaient dans une source bouillonnante, reflétant la multiplicité de l’instant, à l’infini.

 

Chatman était Un, et ses pensées comme ses actes n’avaient rien de comparables à celles des hommes. Il provoquait la terreur, l’effroi ou l’incompréhension totale, chez ceux qui avaient oublié de veiller et qui déambulaient dans ce monde endormis, comme morts à la vie dans l’au-delà.

 

 

 

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