24.10.2009

La prière de Chatman

 

Chatman ne priait pas de manière conventionnelle et ritualisée. Il ne comprenait pas pourquoi les hommes dits « croyants » répétaient inlassablement le même Nom ou la même phrase, de façon mécanique. Pour Lui, cela ne faisait que rajouter du bruit à la cacophonie ambiante résidant dans le cortex humain.

 

Chatman ne demandait jamais rien non plus pour lui. Il estimait puéril de quémander tantôt des richesses, tantôt un travail ou une compagne...la quête des biens terrestres obnubilait le commun des mortels, alors que Dieu, dans son infinie  Miséricorde pourvoyait par exemple à la nourriture et aux vêtements de tous les animaux, comme un Père connaissant les besoins de ses petits enfants.

 

 

Pour tout, Chatman s'en remettait d'ailleurs entre les mains de Son Créateur et acceptait de bon aloi les difficultés comme les moments de bonheur. A Ses yeux, tout était égal et jamais Il ne lui serait venu à l'esprit de qualifier les événements de bons ou de mauvais. Cela était, tout simplement, et suivait un Plan bien ordonné que seul l'Innommable avait préalablement défini.


Il faut dire ici que Chatman nageait à contre-courant de ses contemporains les hommes. Lui, qui de sa vie n'avait rien fait de semblable aux gens de Sa semblance, pour ne pas dire le contraire de leurs actes et dires, trouvait judicieux et en droit de demander l'inverse de ce vers quoi son âme inclinait.
Ainsi pour long, il demandait court et pour rapide, infini. Il n'était ainsi jamais déçu et constatait que la fixation sur un but à atteindre avait pour effet de contribuer au contraire de ce qu'il escomptait en secret.

 

 

On pouvait donc affirmer que le Chatman était un être singulier aux actes et pensées en apparence irrationnels et sans autre logique que l'inversion des pôles et l'inversion des rôles.
Après tout, le Monde ne marchait-il pas lui-même sur la tête ?...

 

12.06.2009

Entrelacements

...Le jour où le Chatman s'empara des plumes de Jean...


J'entends souvent dire que je suis dans le mental,
Que mes sensations d'angoisse et d'insécurité sont liées à l'ego,
Et tout cela est vrai : gloire à Dieu de m'avoir donné une forme !
Ce paravent me permet de déambuler aisément au milieu des hommes...

 

Beaucoup m'observent, me scrutent de leurs regards, mais ne me voient pas.
Jusqu'à présent, personne n'est parvenu à percer mon essence véritable.
A part les quelques éléments ou indices que je laisse sur ma route,
Je ne suis, en vérité, répertorié dans aucun canon de la biodiversité terrestre...


La plupart du temps, je ne fais rien mais ne m'ennuie aucunement,
Car le temps pour moi ne passe pas comme celui de l'être humain :
J'observe les pensées inhérentes au corps de l'homme, sans m'associer.
Je suis heureux de vivre dans votre monde mais vos jugements hâtifs me déconcertent...


Analyses récurrentes d'autochtones : Manque de confiance en moi, manque de foi...
A défaut d'être ce bipède orgueilleux idolâtre d'un concept ou d'une idée,
On ne pourra cependant jamais me reprocher d'être trop fier au pays du coq.
Je ne crois pas car je sais et la certitude qui habite en moi peut aplanir vos montagnes !


Jusqu'à présent, je n'ai fait que payer un lourd tribu pour mon existence
Et le Dieu auto-tranquilisateur de mes congénères m'empêche encore d'Agir
Mais il suffit que le climat de terreur se généralise pour réveiller les consciences
Je serais alors dans mon élément ou plutôt vous dans le mien, avec une longueur d'avance...

 

12.02.2009

le symbole de la croix

 

Chatman percevait les signes de « discorde » bien avant qu’ils n’adviennent. Il anticipait les difficultés des heures ou des jours à l’avance, si bien qu’on pouvait légitimement se demander s’il n’était pas essentiellement tourné vers le futur.
Au contact de ses contemporains, Il lui arrivait également d’influer sur des événements passés, inhérents à l’histoire traumatique des personnes.


Constamment tiraillé entre les deux directions de l’espace-temps, son présent consistait essentiellement en ajustements sur le fil ténu de l’Histoire, soit la somme de petites histoires personnelles. Son quotidien était un vide permanent, une présence bienveillante et accueillante de toutes les émanations de l’existant.
Autant dire que le Corps investi par le Chatman était soumis à rude épreuve : souffrances, tension et poids en tout genre venaient émailler la carapace de chair, et le témoin de ce Corps payait réellement de sa personne, port et frais d’emballages compris !


C’est pourquoi ce témoin n’avait pas de vie propre. Il était une « non personne », comme le martelait si bien un célèbre écrivain français émigré au Canada.. En dehors des besoins du quotidien, il n’avait en effet besoin de rien et ne vivait pas pour lui-même, car la volonté du Chatman terrassait toute tentative d’appropriation personnelle. Il convenait d’être disponible pleinement à la grandeur de la tâche.


Pour résumer, le Chatman était comparable à une antenne universelle chargée de résorber les interférences et autres parasites horizontaux, terrestres, afin de garder pure la connexion verticale…

 

 

12.10.2008

bribes d'identités

 

En ces temps derniers, dans son processus de réincarnation finale ou plutôt de réintégration totale d’avec Sa moitié Source, Chatman avait dû séduire dans un premier temps le locataire provisoire du Corps tant convoité.


Ce dernier en effet, s’était à une période de sa croissance, désintéressé du Roc constituant son fondement et avait pris pour alliés des êtres et objets de provenance douteuse.
Afin de marquer le coup de manière drastique, Il n’avait eu pour seul choix stratégique que de S’imposer en causant à ce cher et néanmoins indispensable hôte, moult pertes et fracas.


On ne peut recoller une vieille outre cassée avec les morceaux d’une neuve, de peur qu’elle ne se déchire à nouveau. Mais le temps que l’outre neuve prenne sa place au sein de l’édifice est un temps non linéaire, fragmenté, au cours duquel des bribes de souvenirs épars émergent à la surface d’une psyché broyée par l’effroi suscité par un tsunami de conscience archaïque.


Voilà pourquoi, au sein d’une pellicule, Chatman constituait la 25ème image, subliminale, d’un film stroboscopique.
La lumière projetée habille et meut l’obscurité… Au milieu d’un semblant de vie, Chatman était La Lumière qui irradiait les ténèbres, jusqu’à contaminer et illuminer les moindres de ses parcelles mortes.

 

 

23.09.2008

Le Nom secret

 

Quelque part, en dehors de l’espace et du temps, existait une contrée dévastée, un royaume d’une extrême pauvreté.
Ses animaux dépérissaient, ses arbres étaient émondés, ses pierres desséchées.  Seul un petit d’homme habitait ce pays. Il y était né et avait survécu au milieu de la pénurie et de la sauvagerie ambiante.
Pour son confort, un esprit guide venait quotidiennement lui rendre visite afin d’apaiser ses peurs et ses angoisses, et lui susurrer quelques paroles de réconfort.

La venue de cet esprit guide donnait toujours lieu à de grandes réjouissances, car Sa présence illuminait véritablement la vision que pouvait avoir le petit d’homme sur son environnement. Ce qui pour lui était mort et agonisant reprenait vie à son contact.

 

Les moments de connivence étaient devenus des années et lorsqu’il eut atteint l’âge de la maturité, afin de sceller le pacte qui les liait tous deux, l’esprit guide l’emmena à l’orée d’une forêt touffue encore inconnue et le conduisit à un puits. Il  lui confectionna une corde faite de lianes végétales au moyen de laquelle il descendit dans la profondeur. Lorsqu’il revint à la surface, il était comme né de nouveau à la vie, revivifié par la source d’eau vive souterraine.

L’esprit guide lui déclara : « Désormais, tu as la capacité de monter et de descendre seul au fond du puits autant de fois qu’il te plaira. Cette source sera le lien entre toi et Moi en pérennité ».

 

Dans les temps qui suivirent, et sur conseil de l’esprit guide, le petit d’homme, lorsqu’il retombait dans les affres de la mélancolie, se rendait joyeux sur le chemin de la source, car il en revenait toujours avec un cœur neuf, dépoussiéré de sa vision partielle des choses.
Avec le temps, il constata que ses allers retours incessants avaient pour conséquence, non seulement de le transformer lui en profondeur, mais aussi de redonner vie aux plantes, aux animaux et aux pierres. C’était comme si la nature se réveillait d’un long sommeil à son contact.

L’Amour et l’infini gratitude que portait le petit d’homme à l’esprit guide ne faisait que grandir face aux merveilles qui ne demandaient qu’à éclore sous ses yeux. Plus le temps avançait, plus il se sentait joyeux, vivant, étant redevenu identique à sa nature originelle : sauvage.

 

Il avait tissé des liens d ‘amitié fort avec tout ce qui l’environnait, à l’image de l’association qui le liait à jamais à l’esprit guide qui, un beau jour, lui révéla son Nom secret: « Je suis connu sous plusieurs appellations dans différentes contrées de l’univers. Mais pour toi qui est né sur cette terre, et pour qu’en prononçant mon nom tu sois à l’image sur terre de ce que ce que Je suis en vérité dans l’éther, Je suis et serai le Chatman !

 

 

02.09.2008

Les liens du sang

 

L’histoire du Chatman pouvait aisément s’assimiler à celle d’une incarnation. Un esprit seul ne peut rien qu’infléchir la volonté d’une âme consentante, mais le corps, lui, peut devenir invincible, lorsqu’il est porteur en soi, du corps de lumière encore appelé subtil, astral ou double ontologique.

Même mort, un Corps pouvait donc revenir un instant à la vie, pour accomplir un dessein hautement stratégique, pourvu que l’organe vital fonctionne à plein régime, voire excède de loin la pulsation limite au delà de laquelle ledit Corps entier ne répond plus de rien.


Tout n’était en vérité qu’une question de rythme. Ceux capable de s’élever au-dessus du rythme de l’homme étaient des rois et des reines en puissance dans ce monde, emportant la tourbe des ébahis dans leur passage et exigeant d’eux qu’ils se mettent au diapason du Donne à tout prix, pour ne pas mourir transis d’effroi dans leur minuscule petite personne.
Chatman avait un lien avec cette génération sainte et sacrée. Plus précisément, Il était en lien avec elle. Un lien imperceptible aux yeux du commun, mais visible pour tous ceux possédant la science du sourire au coin des lèvres, entraînant celui de toutes les cellules du Corps humain.
Au milieu d’une multitude, Il les voyait de loin comme on perçoit une étoile qui scintille dans le ciel obscur : démarche, attitude, présence, conscience, beauté, joie, rayonnement…autant de qualificatifs trop désuets et incomplets pour rendre compte d’un mystère invisible aux yeux du monde, et qui le resterait à jamais, tant le Plan était bien huilé…


L’esprit du Chatman avait investi un corps le jour où l’hôte de ce corps avait consenti à le laisser diriger sa vie.
Qu’était ce Corps ? Qui était l’hôte ? Pendant combien de temps encore ce « pacte » trinitaire était-il destiné à fonctionner ?…

 

 

01.09.2008

Entraînement

 

La stratégie du Chatman se situait au delà de la raison pure.
L’hôte du Chatman ne comprenait d’ailleurs pas toujours les choix de ce dernier, ni n’était toujours d’accord avec ce qu’il devait endurer, de par Son entremise.
Néanmoins, il fallait se rendre à l’évidence : Chatman avait, Lui, un plan préétabli et savait avec pertinence ce qu’Il entreprenait.
Ne faut-il pas manger de tout pour espérer un jour avoir un cœur qui bat à l’unisson de l’Univers ?

 

Ainsi c’est dans les bas fonds et les strates de la misère humaine que Chatman aimait rôder, pour se faire les armes et les moustaches.
Il enseignait l’art de s’enivrer de divers poisons, mortels pour celui qui ne serait pas aguerri à l’art de l’alchimie secrète.
Il imposait de passer du temps avec les reptiles pour s’immuniser contre leur venin ; du temps avec les renards et autres chiens alcooliques pour résister aux souffles fétides ; du temps avec les chauves-souris, chouettes et autres oiseaux de nuits pour s’accoutumer et s’habituer à l’obscurité ; bref, un parfait entraînement pour évoluer dans la rue à toute heure du jour et de la nuit, sans être aucunement inquiété par la moindre ombre.

Et lorsqu’Il faisait fi de la compagnie des animaux et autres volatiles de la terre, Il aimait s’occuper d’autres bêtes du chaos, antiques et mythiques, bien plus redoutables et n’opérant que dans la pénombre de la Terre et de la Mer.

 

Il faisait ainsi progresser sur le chemin de la connaissance en inculquant à son hôte la nature véritable de ses interlocuteurs, tapis derrière la façade d’hommes ou dans l’Univers visible ou invisible.
Le monde était peuplé d’entités plus étranges les unes que les autres, ce qui renforçait son aspect magique et mystérieux.
Chatman savait aussi et surtout réconforter des peurs et autres angoisses liées à l’incarnation ; Il était confiant en l’avenir proche car Il savait que tout serait mis un jour à découvert, en lumière…

 

 

31.08.2008

science sans conscience...

 

Pour le Chatman, il ne s’agissait pas tant de jouer avec l’autorité, comme le font les enfants à l’âge où ils testent les limites de leurs parents, mais plutôt de confronter La source d’Autorité Suprême qui s’était révélée en Lui, avec celle de ceux qui prétendaient parler au nom d’unequelconque engeance de vérité universelle.

Par cet acte, Il engageait à chaque fois Sa vie, car le combat était une vraie lutte spirituelle, en dehors de tout orgueil mal placé.
Chatman ne cédait ni ne répondait jamais à la violence, pas plus qu’à la pitié ou à l’apitoiement sur soi.
Il préférait se taire, s’effacer dans un silence de paix. Il portait en effet peu d’estime à la colère des Berserks, comme à la pitié des Roms.

 

Les plus proches de Son entendement restaient ceux qui suivaient les lois d’un livre sacré. Il déplorait cependant le filtre qu’ils projetaient sur la réalité, filtre qui empêchait parfois d’appréhender le monde de façon directe, telle la flèche en face de sa cible.

Chatman respectait en général de loin ceux qui avaient un centre, était clément avec ceux en passe de le trouver, et miséricordieux envers ceux qui n’en avaient pas et n’auraient jamais la possibilité de le trouver, ce qui l’amenait à se retrouver parfois dans des états excentrés pour se mettre à l’écoute et au diapason d’autrui.

 

Pour tout dire, Chatman ne reconnaissait comme limites que les actes et paroles justes, dites et faites à temps, de ceux qui ne perturbaient aucunement le cours de l’Univers mais respectaient l’harmonie entre les êtres et les éléments.
Les enfants non encore apprivoisés étaient en cela des modèles d’exemplarité et d’apprentissage, au même titre que l’observation de la nature, chaque jour renouvelée...

 

 

15.08.2008

l'esprit demeure

 

Chatman avait des pattes de velours, c’est la raison pour laquelle on ne l’avait pas vu venir.

Comme les chats, Il avait aussi le don de voir sans être vu en se plaçant à des postes stratégiques ou tout simplement en attendant la baisse de vigilance de ses adversaires. Il faut dire ici qu’Il était passé maître dans l’art d’endurer et que Sa patience outrepassait les limites communes de l’homme, qui plongeait inévitablement au bout d’un certain temps, vers son dieu autotranquilisateur.

 

Chatman possédait en outre cette faculté de passer inaperçu en se rendant inexistant. Il lui suffisait de dire à la montagne de s’écrouler pour que celle-ci disparaisse, ne laissant ainsi aucune prise aux vents impétueux.
Il était là sans y être, allumant juste un soupçon de vigilance pour observer les comportements automatiques de ses semblables.

Cette vigilance de veille lui donnait un air un peu effacé mais Il pouvait en un instant mobiliser une énorme attention pour parer les assauts des petits tyrans en quête d’énergie. Son entraînement du quotidien se résumait en quatre mots : vivification de l’esprit…

 

 

11.08.2008

La parenté du Chatman

 

Y avait-il une autorité à laquelle se soumettait le Chatman ? Au nom de quelle autorité en effet disait-Il tous ces mots, qui, mis bout à bout faisaient sens ?


Puisqu’on Lui avait un jour posé cette question, Chatman décidait allègrement de botter en touche, tel un journaliste consciencieux protégeant ses sources.
Ce qu’Il savait cependant depuis longtemps, c’est que de nombreuses figures sur terre semblant faire office de référents sur des questions d’ordre métaphysiques ne connaissaient en vérité rien de leur sujet, en particulier lorsqu’ils abordaient la question de Dieu "le Père". Ils étaient en fait plus proches de l’archi retors Lucifer en personne que de toute autre entité céleste sur cette question. Tels des enfants, ils ne faisaient que tourner autour du pot, pour ne pas dire du puits, et c'est aveugles qu'ils s'avançaient vers le plus grand mystère qui soit, discernant tout au plus une bribe d'information pertinente. Et cela, Chatman le savait rien qu’au son et au rythme de leur souffle, qu’il soit ou non couché sur du papier.

Quoi qu’il en soit, nous avons déjà évoqué la raison pour laquelle le Chatman se différenciait de tous ses congénères, ce qui faisait de Lui un être unique au monde, à l’échelle de la terre s’entend.
Ses traits caractéristiques étaient nombreux, bien qu’invisibles à l’œil nu : Il était muni d’une queue, doté d’un œil capable de discerner la profondeur et l’authenticité des êtres par un simple regard porté, mais cela n’était encore rien en comparaison de Ses pieds, pour la simple et bonne raison qu’Il n’en avait pas !
Cette caractéristique Lui donnait d’ailleurs un caractère hautement... « païen » ? : en guise de pieds, Il était en effet doté de sabots d’ivoire percés !

Lui qui avait longtemps observé les êtres humains s’était aperçu que ces derniers puisaient leurs ressources et principales informations de la terre. Les pieds étaient en tout cas irrigués par un tas de ramifications nerveuses et l’inspiration ascendante constituait une source d’énergie non négligeable pour les êtres humains.
Les « antennes » du Chatman se situaient quant à elles au dessus de son crâne. Ses deux belles et jeunes « cornes » s’élançaient puissamment vers le ciel, reflétant en ce sens le symbolisme originel de la lettre hébraïque aleph, encore appelée alpha en hébreu.

Tout étant relié à tout, en particulier dans le corps humain, il est évident qu’en foulant le sol d’une ville ou d’un lieu en particulier, des informations comme captées d’en bas affluaient directement jusqu’au siège du discernement, soit la tête, commandant le déploiement ou la rétractation de Ses « antennes célestes », à l’instar des escargots.

Le Corps du Chatman était comme inachevé, car Ses « pieds » n’avaient pas pour fonction originelle de marcher. Il n’était encore qu’à l’étape de l’apprentissage sur terre, mais jusqu’à présent, et comme le font parfois les fakirs ; où qu’Il aille, Chatman avait la curieuse sensation d’évoluer sur des braises ardentes…

 

 

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