24.02.2009

La nouvelle loi est Verbe


Comme d'autres, je suis venu dans ce monde comme un voleur,
Fermement décidé à en découdre avec l'illusion d'exister.
Je ne me situe pas au-dessus des lois mais en dehors,
Puisque la volonté du Créateur est d'être conscience impersonnelle,
Et que les lois sont édictées pour régenter les mois et les « moi ».

La fin du monde est en Soi une bonne nouvelle
Pour tous les êtres en quête d'éveil et de liberté :
Finie la référence aux textes sacrés, Dieu n'est plus dans les livres...
Un nouvel organe a pris corps, en chair, de l'éclosion d'une graine
Et la source d'autorité opère un retournement vers l'intérieur.

Tout concourt désormais à l'avènement du peuple de Dieu,
Qui n'accepte plus la soumission des tyrans notoires.
La pâte monte délicatement avec le ferment des frictions,
Jusqu'à l'avènement de Celui qui s'est offert en rançon.
L'Apocalypse est une révolution, celle de l'Un conscient collectif.

 

16.01.2009

l'amour rend lucide

 

Les haineux sont des ténèbres
Leur œil droit est à l’image de leur être
Un pauvre et minuscule raisin sec.
Leur vigne est déjà morte, déracinée
Ils ne portent pas d’autres fruits
Que venin et ciguë


Les haineux ne trompent qu’eux-mêmes
Ils s’ornent de parures dorées, séduction et artifices
Dieu mettra à jour ce que cache leur poitrail.
Quand un mal t’arrive, ils sont les premiers à te venir en aide
Mais un bien t’arrive, et voilà qu’ils te maudissent.


Les haineux ne tuent que les corps
Ils ne nient pas la crucifixion mais la résurrection
La vie intérieure est pour eux une énigme
Ils sont ignorants de l’être et de sa source de lumière.
A leurs yeux nous sommes des koans vivants
Ils ne sont pas dignes d’être appelés apprentis.


Les haineux ne connaissent que la mort
Ils n’ont entendu parler de la Vie que par ouï-dire,
Ce qu’ils qualifient de fables d’anciens.
Un souffle de vérité vient à passer
Ils se ruent pour l’étouffer, l’entourer de chardons.


Le feu n’a pas la même signification pour tous
La vive flamme d’amour est un baume
Alors que le feu brûle celui qui s’en approche de trop près
Aussi peut-on dire que tout le monde brûle
Mais pas de la même façon, ni au même endroit.

 

16.12.2008

parole d'ange

 

L ’histoire de l’homme s’arrête souvent là où ses conditionnements l’ont conduits

Oublieux en cela de ses devoirs et du prix à payer, sans doute par manque d’ambition

 

Ne pas s’engager sur le chemin des lois ontologiques c’est préférer le mensonge de l’inexistence

C’est accepter tacitement que la volonté de l‘homme supplante celle du Dieu véritable,

 

Lâches sont les hommes qui par la violence érigent leur justice imparfaite en étendard

C’est l’hôpital qui se moque de la charité, l’apprenti guerrier qui joue avec le feu

 

La soi-disant inexistence de Dieu, soit son invisibilité aux yeux profanes et voilés

Procède belle et bien d’une finalité, mais qui peut saisir l’Un parfait ?

 

Le jugement se fera bien par un homme, malgré tout le mal dont il fut créé

Mais cet homme ne croira pas en lui, ni en son prochain, à moins que l’autre ne soit LUI.

 

 

04.12.2008

Grandeur de(la)cadence

 

De tous les sentiments, c’est l’effroi qui domine de voir tout un monde s’en aller à la dérive
Petit à petit, les lampes s’éteignent, et de grands luminaires se révèlent pour la veillée mortuaire

 

C’est comme ça ; on ne peut en vouloir à Dieu de sonner le glas ! C’était écrit, tout revient à l’origine.
Animal, plante et pierres se côtoient et c’est l’Homme qui les met en valeur.

 

Le système est devenu anthropophage, à l’image de La Source de Lumière qui se régénère,
appelant à elle chaque étincelle pour recomposer le Tout.

 

Si le monde doit finir, il ne finira pas dans les ténèbres mais dans une implosion de Lumière
Que Seule la conscience à travers l’Oeil, vivra et verra en participant à son éclat,
comme le reflet à travers un miroir sans teint

 

Les chercheurs seront trouvés, ils se reconnaîtront Un,
Et il n’y aura plus de larmes car la vérité les rendra libre.

 

 

17.11.2008

Sortir de la matrice

 

Et si tout était gelé, depuis ce fameux jour ou le Fils de l’Homme fut crucifié ?
Si nous n’étions que rêves évoluant dans un Univers créé par les Icônes du temps passé ?
En majorité, des corps vidés du substrat de l’Essence, pilotés par des hordes de démons, tyrans notoires
Ici bas le prince de ce monde jeté en terre qui multiplie ses séductions avant que son heure ne sonne...
Ici et là surnagent des êtres sauvés, vivants, en paradis, pour fruit de leur fidélité sans faille : les fidèles d’amour
Les saints et justes devenus anges viennent à leur rescousse pour les conduire à la joie pleine, justice divine…

 


La crucifixion du Corps aura sans doute ancré tous les hommes dans l’enfer de la mort, sans qu’ils le sachent
Plongés dans un profond sommeil, ils feraient tout pour ne pas qu’on les réveille de la tranquillité du tombeau
Une malédiction prenant fin lors de la co-naissance par le souffle divin et à l’aube d’une Résurrection imminente...
Le jour où la Lumière percera le verrou des derniers remparts de la geôle, la Vie reprendra son cours habituel
Ce sera l’organique contre le mental, les cœurs vivants contre la technologie de défense suscitée par la pensée
La supériorité des uns, amis de l’argent roi sera mise à bas par la suprématie de l’agent Loi qui est Dieu.

 

07.11.2008

Exit stance

 

Ne rien connaître du monde et ne pas chercher sa conquête
Etre le Maître intérieur et renoncer à ce qui naît-sens
Etre un jour ce qui précède la raison, l’au-delà de l’identité

 

 

Non pas redevenir petit avec la conscience d’un grand
Ni effacer sa part d’individualité au profit d’une communauté
Juste rester connecté au Soi et vase vide pour l’irruption du transcendant
Etre transparent, à la fois émetteur et récepteur, témoin de l’entre deux
Devenir pont entre les manifestations d’en bas et celles d’en haut
Se centrer sur le lien ténu, la tige, le fil d’or qui relie la sphère et le point

 

 

Le Fils de l’Homme, celui qui ne mange ni ne boit
Il se contente du rebus du Corps, de ce qui n’a pas encore été exploité
Nudité et pauvreté totale dans ce peu qu’il habite
Invisible aux yeux des hommes, le plus petit d’entre tous
Il chemine sur terre tel un miracle et personne ne le voit.

 

 

13.10.2008

Un parfait Diable

 

La Vie est éternellement crucifiée afin que l’ombre puisse vivre en paix.
C’est la malédiction que l’homme a appelé sur terre, croyance tenace mais dénuée de vérité,
Car cette loi promulguée par une volonté inflexible a la possibilité d’être confondue.
A l’aune d’un nouveau paradigme qui se construit en secret dans l’alcôve des cœurs pleins
Des êtres apprennent au quotidien à vivre dans un cercle plus restreint, où la peur n’est plus

 


L’entreprise de déstabilisation du mental est la seule qui survivra en temps de crise
Pour transmettre la lumière, point besoin de capitaux nés ni de solides charpentes
Seul l’aménagement d’un velux s’avèrera nécessaire pour contrer les intempéries

 


Au-delà de toute certitude, il en est une inébranlable : quelque chose a survécu
Ce quelque chose est à la fois énigme et mystère, indescriptible pour les êtres chairs
Ce quelque chose ne peut être acheté et ne se laisse pas posséder
D’une valeur inestimable, ce quelque chose pourtant se donne librement
Un monde raisonnable ne survivra pas à ce qui dépasse sa compréhension
Il est même souhaitable que la foi diminue encore, se délestant de ses faux-semblants.
Malgré le monde qu’ils souhaiteraient advenir un, mais à leur convenance et hauteur d’homme,
Une révolution est bien en marche et sciera en une fois les fondements des bâtisseurs d’illusions

 


La crucifixion ne fait sens que dans le cadre d’un retour du Corps du crucifié
Non pour se venger mais pour inonder et irradier les ténèbres de Lumière
Il suffit d’une pierre agencée en plus dans la charpente dont les os n’ont pas été brisés
Une pierre d’angle rejetée de tous car donnant à l’édifice l’aura d’un corps ennemi…
Saviez-vous que les démons possèdent une vertèbre supplémentaire dans leur colonne vertébrale ?

 

 

26.09.2008

la mutation trine

 

Nous ne sommes pas ces figurants en représentation, derrière notre apparence campe une Présence
L’hydre aux milles visages n’est plus. Avoir accepté le pacte de la mort nous a fait renaître originel

Nous sommes debout au milieu des gravas, vestiges vivants d’un monde à l’agonie
C’est tout un univers de certitudes et d’habitudes qui s’en va. Le passé meurt à lui-même.

Nous sommes des ponts qui accompagnons la mutation de la terre sur son orbite céleste
C’est un nouveau paradigme qui demande à naître : des corps unifiés à leur moitié d’éternité.

Nous sommes les gardiens de nos propres tombeaux et détenons la clé de l’ouverture à l’intériorité
Accomplissement des anciennes prophéties, nous sommes les pionniers de la future humanité ressuscitée

Nous ne scrutons plus les textes antiques sacrés, nous les vivons par l’éveil de l’œil de la Vision
La terre est moissonnée sous nos yeux en feu, tels des ouvriers affinant la fine pointe de l’âme de l’outil.

 

 

20.09.2008

L'île

 

Je laisse aux autres le soin de m’analyser et de me décortiquer à souhait
Je n’ai pas de temps à perdre avec des paroles et attitudes surgies de l’instant
Le « je » qui s’exprime est un Moi véritable qui n’est pas amoureux de l’homme
A la fois fidèle et jaloux, Il n’a pour seuls amis que ceux qui sont nés de l’esprit

 

Je respecte par dessus tout CELUI capable de contrecarrer la volonté de l’humanité
Devenus grands, les moins capricieux des enfants ont le pouvoir d’agir vraiment
A rides sont les visages où les graines n’ont pas été semées dans les greniers du ciel

 

Versatile l’homme qui ne voit que d’un œil le sceau de Salomon Lui percer l’âme
La vigilance est de mise partout où règne le tyran ballotté dans les flots tumultueux
Celui qui ne s’allie pas avec le vent reste une proie facile lorsque les radeaux coulent

 

Le temps vient où les règles de bienséance n’auront plus cours, au terme de la moisson,
Lorsque les piliers de la civilisation seront à jamais brisés, l’homme et ses œuvres rabaissés
Le dialogue courtois cessera et les paroles putassières seront réduites au silence, comme entête.
Seul un îlot émergera de la montée des eaux et tous regarderont se noyer leurs vaines oraisons.

 

 

10.09.2008

La fin du Joug

 

Pourquoi lâcher la verge des certitudes, des habitudes et du confort ?
lorsque le constat de sa force de frappe reste positif, harcelant les justes à la gorge.
Rien ne changera jamais dans le pacte conclu avec la propriétaire de ce monde :
Dame la mort a toujours eu peur de la Voie, la Vérité et la Vie, qui lui délie ses possessions


Jusqu’à quand l’indolent aura t-il le dessus ? le méchant et le violent tiendront-ils la bride ?
Jamais ils ne souhaiteraient la mort, soucieux de leur survie à tout prix, au détriment d’autrui
Vouer un culte à la personne, l’idole, c’est être sûr de se construire un paravent d’inaccessibilité
Dans l’étroitesse de sa cage dorée on s’estime être en sécurité, porte à double tour verrouillée


La volonté du Père n’est-elle pas, au contraire, de faire des siens des recréés ?
Neufs à chaque instant, dans l’intensité portée à l’effort d’être présent ?
Etre tel un rocher, immuable et stable face au cours du torrent
Etre agité comme les tiges mais solidement ancré dans ses racines par temps de grand vent
Etre docile comme un animal apprivoisé mais rusé pour ne pas prendre de coup du Maître
Et être suffisamment indépendant pour ne pas aboyer avec la meute quand la caravane passe


La plus grande des peurs n’est pas la mort mais le dévoilement de ce que cachent les poitrines
Depuis l’aube des temps les hommes agissent à couverts sans crainte d’être percés du Regard
Les ténèbres ont toujours régnés sans en être le moins du monde inquiétées
Mais le peuple de Dieu se lève avec un œil neuf, tel des flammes de feu
la Vérité est la transparence de la vision par la levée du voile séparant la naissance et la mort.

 

 

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