19.11.2009
Fusion
Je me définis par ce que je C, Sang, Croix
Autrement dit je suis le témoin d'une réalité qui transcende le temps
Grand est Son Nom, et moi, je ne suis rien
Lui, le Vivant, fleuve de Sang, moi le caillot
Je n'ai pour volonté que de m'anéantir en chuchotements
Au mépris de ma vie, je veux le sacrifice de l'oblation
Seul le mental s'illusionne encore être le Prince de ce Monde
Je me définis par ce que je C, Sang, Croix
Mon cœur est de chair, mes yeux reflets de l'esprit
Hors de cet état d'être, point de salut : surdité et cécité
Qu'Il apparaisse , et c'est La grande Lumière
Les sens en éveil, je vois, je sens, je co-nais
Lui et moi sommes unis par le Père dans la tâche
A Ses yeux je suis chair, de ma bassesse, Il est Esprit
Je me définis par ce que je C, Sang, Croix
Tu crois Le saisir et c'est le vide qui te happe
Tu crois me saisir et c'est Lui qui stratégie
Présence / absence , rayonnement / invisibilité
D'un tournemain la conscience dans la pupille droite surgit
D'un tour de rein, le cœur bat au rythme de l'Inhumain
Assurément tapi dans l'ombre, le Magicien surgit
Je me définis par ce que je C, Sang, Croix
Je sais qu'Il est déjà là, l'époux de sang crucifié antan
Je sais qu'il ne s'est donné en rançon que pour une poignée
Je sais qu'Il fulmine de La colère de YHWH, à la vue des atrocités
Je sais que bien peu sont pour la paix, triste réalité
Je sais que l'Epée va frapper, telle la dague retournée
Je sais que le Juste Juge divisera par La Vérité.
00:27 Publié dans ADN (2009) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christ, croix, témoin, fleuve de sang, coeur de chair, lumière, tâche, vide, conscience, inhumain, magicien, époux de sang, colère
19.07.2009
Au commencement était le verbe
Le Verbe commence là où la pensée s'éteint
L'intellectuel ne peut saisir l'être spirituel
L'un s'enorgueilli de sa propre suffisance
L'autre soumet son orgueil à l'Autosuffisant
L'intellectuel m'ennuie, me nui et son univers est nuit
Il se construit sur sa propre volonté alors que j'essaie d'en faire fi
Il veut me retourner la tête alors que la sienne est tombée bien bas
D'un mot, d'un concept, d'un jugement, fustiger et se reposer en paix...
Le Verbe provient du Vide de l'existant
Confiance en soi et co-naissance du Soi ne font pas bon aloi
L'intellect est stoppé, les mots ne sont pas cherchés
Créer c'est court-circuiter la pensée, laisser les mots émerger
Les apôtres du Verbe sont des illustres inconnus
Ils sont morts au monde du culte de la personne
Le Verbe ressuscite la colère des justes
Il ne tue pas mais nourrit. Sa violence ne se discute pas.
17:49 Publié dans ADN (2009) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : verbe, pensée, intellectuel, être spirituel, orgueil, volonté, vide, colère, violence
27.01.2008
Les apparences sont trompeuses
Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours choisi, de façon à demi consciente, des niches, à tous les niveaux.
La spiritualité en est une, si on la considère d’un point de vue christique.
Est-il utile de rappeler ici le triste sort qui lui fut attribué, hier et aujourd’hui encore ?
Il est évident que la relation tissée avec le Maître relève de l’indicible et du profondément intime
Les seuls points susceptibles d’être relatés concernent la compréhension du mystère de la Déité en l’homme
Et, signe des temps, cette vérité n’intéresse de nos jours presque plus personne
Tant l’immédiateté est de mise, tant la patience n’a plus prix, tant la perspective du chemin semble aride voire amère.
Néanmoins, parler d’autre chose reviendrait à renier mon être
Et il n’est pas question de se travestir ici pour un menu fretin
Je saurais donc me passer de ce que la chaleur humaine nécessite de contrepartie tue
La solitude ne m’est pas inconnue et je m’accommode somme toute assez bien de la Présence du Vide en moi.
Ce n’est pas sans regrets que j’eus souhaité touché plus d âmes
Mais les temps actuels sont, je le comprends, plus propices au tout extérieur
Tout du moins à ce qui détourne de l’essentiel et promets monts et merveilles ainsi que preuves tangibles et rapides.
Choisir une niche n’est pas synonyme de tranquillité mais plutôt de lutte acharnée
Il arrive cependant qu’un jour on finisse par ne plus espérer et que l’on renonce à ce qui était convoité
En sacrifiant sa propre volonté, on peut se sentir abandonné, mais derrière un mal parfois se cache un bien.
Et marcher dans des tréfonds inconnus peut paraître non conventionnel, mais les voies du Seigneur n’ont pas toujours la forme que l’on imagine.
J’ai toujours choisi une niche, comme ces chiens tenus en laisse, que le quidam juge malheureux, méchant ou apeuré
Fidèle et dévoué à son maître aux réactions imprévues et parfois violentes, d’aspect rude et bourru
Mais qui, une fois détaché de sa laisse, se rue sur les gens avec un trop plein de vie, pour leur faire la fête.
16:40 Publié dans l'année du XIII (2008) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : niche spirituelle, déification, vide, volonté du père

