14.05.2008
Visages
C’est la période où il est donné à celui qui veut prendre et pris à celui qui veut donner librement.
le don gratuit de soi est soumis à condition voire empêché et peut-être même bientôt interdit car suspect
Alors qu’à ceux qui recherchent honneurs et reconnaissance, il est donné abondamment, parfois de façon servile.
Qu’on me comprenne bien : la ségrégation de race est un leurre, le peuple opprimé n’a pas de couleur
Ou plutôt, ce peuple a toutes les couleurs, y compris la blanche immaculée et voilà sans doute ce qui dérange…
Le drame et le signe de heurts et de l’Heure c’est la progressive extinction de l’Etre, mais personne n’en parle !
Or l’être est de Dieu ce qui signifie en soi la plus grande offense jamais infligée à une partie infime de la création.
Faut-il croire encore à une nouvelle Miséricorde là où il est question de dettes et de créances de sang ?
Les incroyants sont-ils à ce point impatients d’accélérer la fin de tout, privés à jamais d’Amour et de joie ?
En vérité, je crains le Créateur car je sais que Sa Justice sera implacable, froide et violente pour tous ces gens
Et ma prière n’est que pour ces âmes amies et aimées, ces justes désireux d’apercevoir un jour la Face de Dieu.
Jésus est venu pour tous et a assumé jusqu’au bout son statut divino-humain. Or combien le chérissent de fait ?
On le voit hippie, shaman, gentil et candide…c’est oublier le glaive de Justice qu’Il est venu apporter,
Cette coupe qu’Il eût souhaité qu’elle passe loin de Lui et qu’Il savait devoir boire pourtant un jour avec les siens, ses élus,
le jour où elle serait pleine jusqu’à la lie de toutes les iniquités et autres ordures à l’odeur de fiel que le monde eut porté...
19:38 Publié dans l'année du XIII | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : don, heure, extinction de l'être, créances de sang, amour, justice, prière
25.04.2008
13 mesures de sel
Qui voudrait de moi et de mes oripeaux ? Mon coeur est las des assassins de l’esprit
Qui m’en voudrait de n’avoir rien et de n’être personne ?
J’ai donné chair et sang sans discriminer, je ne suis plus une proie :
j’ai vécu dans ce monde en y causant le moindre remous, en évitant les fautes de coups
En moi la cicatrice des nantis et stigmatisés et je reste debout, malgré tout
Sur le terrain beaucoup trop d’égo et presque pas d’égaux
Si c’est l’esprit qui façonne le visage des hommes, très peu rayonnent
A l’aune du jugement de l’Homme intérieur, leur démon occupe le cœur des hommes
Je ne suis pas une victime de la mode du laisser aller et je garde ma langue collée à mon palais
la fin de tout peut bien venir, j’ai soldé tous mes comptes sur terre
Je suis en instance de départ, j’attends juste mon passeport pour le ciel :
Une flamme salvatrice, fruit de mon endurance, un sourire issu du tréfonds du Soi,
qui fera office de laissez-passer lorsque toute issue de fuite sera à jamais bannie
22:24 Publié dans l'année du XIII | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : esprit, don, stigmates, homme intérieur, flamme, sourire, fils d'homme

