06.11.2009

Vision d'outre tombe

 

Dans toutes les villes et les villages, c'est partout la même...misère
L'endormissement gagne les masses et les vivants sont épars, vigilants
Le sourire a quitté les visages et c'est la ténèbre qui gagne les corps déambulants

 


Les damnés sont conscients et volontaires, donc pas de regrets
L'étouffement par strangulation est le châtiment des oublieux de Dieu
Et l'atmosphère est étouffante et l'air se raréfie et les poumons halètent

 


Les regards sont vidés, les visages sont ridés et les âmes dénigrent les corps morts
Reste à se remplir pour oublier le vide qui consume les personnes de l'intérieur
Pour beaucoup, le ver est dans le fruit alors que notre fruit est un ver, lumineux
La biologie n'a plus de secrets pour celui qui marche droit, selon la Volonté du Créateur

 


L'orgueil des nantis les fait se sentir responsables du marasme et désastre ambiants
Mais ce dont ils se moquent ne manquera pas de les surprendre, par surprise
Car de l'intérieur, une force nous meut et nous revivifie chaque jour un peu plus
Et c'est l'acuité de la vision qui devient l'arme de destruction, aiguisée comme la lame

 


Les jours sont nuits et pourtant jamais l'Ami ne sommeille
Tout meurt, dans ce Corps et dans ce Cœur, seule la Face de Dieu reste pérenne
Nous expions la fange tandis qu'ils la respirent, pour se sculpter de l'intérieur
Partout la même...misère : idolâtrie, orgueil et sensation d'éternité...

 

25.02.2009

Réunification


J'aime ceux qui sont auteurs et compositeurs de leur vie
Et qui laissent à Dieu la libre interprétation de la symphonie

Je n'aime pas ceux qui font fi de l'alliance céleste
Et qui s'estiment autonomes dans la gestion des interrelations

C'est un choix, une vision et une voie qui bannit la suffisance
Le moins fréquenté des chemins n'idolâtre ni l'image ni les sages.

Esseulés et pourtant jamais seuls,
Cœurs pleins mais jamais rassasiés,

Des koans vivants subjuguent la raison
Et échappent à l'emprise des « objectifs ».

Invisible et transparente est la lumière de la nouvelle cité
Dont les habitations sont mobiles puisque vivantes, pour l'éternité.