06.11.2009

Vision d'outre tombe

 

Dans toutes les villes et les villages, c'est partout la même...misère
L'endormissement gagne les masses et les vivants sont épars, vigilants
Le sourire a quitté les visages et c'est la ténèbre qui gagne les corps déambulants

 


Les damnés sont conscients et volontaires, donc pas de regrets
L'étouffement par strangulation est le châtiment des oublieux de Dieu
Et l'atmosphère est étouffante et l'air se raréfie et les poumons halètent

 


Les regards sont vidés, les visages sont ridés et les âmes dénigrent les corps morts
Reste à se remplir pour oublier le vide qui consume les personnes de l'intérieur
Pour beaucoup, le ver est dans le fruit alors que notre fruit est un ver, lumineux
La biologie n'a plus de secrets pour celui qui marche droit, selon la Volonté du Créateur

 


L'orgueil des nantis les fait se sentir responsables du marasme et désastre ambiants
Mais ce dont ils se moquent ne manquera pas de les surprendre, par surprise
Car de l'intérieur, une force nous meut et nous revivifie chaque jour un peu plus
Et c'est l'acuité de la vision qui devient l'arme de destruction, aiguisée comme la lame

 


Les jours sont nuits et pourtant jamais l'Ami ne sommeille
Tout meurt, dans ce Corps et dans ce Cœur, seule la Face de Dieu reste pérenne
Nous expions la fange tandis qu'ils la respirent, pour se sculpter de l'intérieur
Partout la même...misère : idolâtrie, orgueil et sensation d'éternité...

 

25.04.2008

13 mesures de sel

 

Qui voudrait de moi et de mes oripeaux ? Mon coeur est las des assassins de l’esprit
Qui m’en voudrait de n’avoir rien et de n’être personne ?
J’ai donné chair et sang sans discriminer, je ne suis plus une proie :
j’ai vécu dans ce monde en y causant le moindre remous, en évitant les fautes de coups
En moi la cicatrice des nantis et stigmatisés et je reste debout, malgré tout
Sur le terrain beaucoup trop d’égo et presque pas d’égaux
Si c’est l’esprit qui façonne le visage des hommes, très peu rayonnent
A l’aune du jugement de l’Homme intérieur, leur démon occupe le cœur des hommes
Je ne suis pas une victime de la mode du laisser aller et je garde ma langue collée à mon palais
la fin de tout peut bien venir, j’ai soldé tous mes comptes sur terre
Je suis en instance de départ, j’attends juste mon passeport pour le ciel :
Une flamme salvatrice, fruit de mon endurance, un sourire issu du tréfonds du Soi,
qui fera office de laissez-passer lorsque toute issue de fuite sera à jamais bannie