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Pneuma

 

Mon souffle n’a pas d’haleine, il n’est pas divisé et ne chemine pas en tenant la main d’ersatz indésirables
Long ou court, il est toujours sucré et donne à entendre jusqu’à extinction ou passation de chaleur
Généreux, il se déverse tel un flot impétueux faisant fi des barrages ou déplaçant habilement des montagnes
Silencieux, il ressemble à un long expire, prélude à un repos – mystère –  avant un court inspire nécessaire
Brûlant, il ne souffre pas d’être coupé ou maltraité. La source ne tarit pas avant d’avoir donné son flot de vérité
Précieux, il anticipe les instants de césure, quand il est temps de faire silence pour éviter les suceurs d’âmes
Gracieux, il réapparaît quand tout semble perdu, venant réconforter un cœur contrit d’avoir donné sans mesure,
Et telle une ondée, il vient revivifier une terre en friche qui laisse pantois les guetteurs avides de la mort subite.
Souffle de vie que la mort ne saisit pas, mystère incommensurable pour les sans joie, les sans foi, les sans Lois
L’ivresse ne blesse que ceux qui ne sont pas dans le rythme, chantent faux ou n’ont pas trouvé leur voix
Béni soit le Tout Miséricordieux qui, un jour d’extinction, me montra le lieu d’où provient et finit le mouvement.

 

 

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