25.08.2009

la dualité en perspective

 

Béni soit celui dont l'essence est orientale
Et dont nul ne saura la vie passée ni future.
Comme un ouragan, il déferlera dans les nuées, sous les yeux hagards des négateurs.
Son aspect sera semblable à la vision décrite dans l'Apocalypse,
Et il viendra accomplir ce qui de tout temps avait été prédit :
Le solde de tout compte et la pesée des balances, au son d'une litanie sans fin.
Debout seront les élus, lampe allumée et esprit en veille,
Ils seront les phares balisant ses repères au sein des ténèbres.
A Sa vision, ils n'auront plus peur de la mort,
Ils seront en paix, avec le complément d'âme qu'ils auront mérité,
Pour prix de leur effort passé à combler le vide de la nostalgie.

 

 

Maudits soient les éphémères hideux,
Qui de leur vivant auront méconnu l'Etreté,
Ce à quoi l'homme fut de tout temps destiné : aimer et donner.
Ce sont eux les plus à plaindre, luttant pour leur survie,
Lorsque les foules s'entredéchireront, en masse.
Ils se craindront les uns les autres, à l'image de l'enfer qui leur était promis,
Et ce qu'ils redoutaient par dessus tout, la grande Lumière,
Leur brûlera les yeux, la peau et les entrailles,
Lot de toute mauvaise herbe, doublement déracinée.
Ce sont ceux qui sont déjà marqués, au front et sur leur dextre,
Pour prix de leur pacte avec le permanent, attirés qu'ils furent par ce qui brille.

 

 

14.08.2009

Donner vient de Dieu

 

L'homme reste petit et Dieu n'existe pas
Tout s'achète et tout se vend
le don désintéressé est relégué au rang d'ineptie.
Dieu ? un concept à qui l'on pense, que l'on prie,
Une faribole de plus dans un cortex déjà plein de pensées tordues.
Le chaos engendre toujours plus de chaos
On tue encore et toujours pour des idées reçues.

 


La foi vivante a pour nom Eternité :
Ce qui demeure quand le silence se fait,
Ce qui reste présent quand le sommeil grandit,
Ce qui brille encore lorsque la vue s'obscurcit...
A quoi bon dé-finir lorsque les mots ne sont plus ?
Le vrai lien se noue lorsque le dialogue intérieur prend fin,
Quand ce n'est plus « ça » qui parle en nous,
Mais que l'on devient le scribe d'une Voix sans âge.



Dans la contemplation ou dans l'action,
La voie mystique ou la voie pratique,
Le DONNE se prête à plusieurs interprétations.
Il est tremplin pour le dépassement de soi.
D'un côté la mort lente, de l'autre la vie pleine
Le rythme est différent mais la brèche s'entrouvre
Et c'est LUI, transfiguré à travers nous.
Le mystère du Vivant s'offre à tous au travers dune vibration.



Dieu n'existe vraiment que lorsque l'on cesse d'exister,
LUI qui EST, de toute éternité,
Tapi dans l'ombre de la mort à soi,
Attendant de prendre toute la place
Et le rang qui LUI revient de droit.
La cohabitation n'a jamais été,
On ne verse pas du vin nouveau dans de vieilles outres,
L'Unique se passe bien des mondes
La transcendance est une absence à soi qui est Présence au Soi.



Seuls les prophètes et les élus subsisteront,
Devenant à leur tour des témoins aphones
Face au mystère incommensurable :
Un feu dévorant au sein duquel ils seront admis
Puisqu'ils ont su se faire tout petits,
En devenant de simples fils ténus,
Des rayons reliant la sphère au Point.
Le sacrifice de l'espace-temps sera le seul agréé par l'Eternel.

 

08.08.2009

Pesanteur terrestre

 

Que nos rêves soient de plus en plus beaux
Que nos cœurs soient de plus en plus purs,
Afin de faire advenir, au sein du chaos,
Un monde parfait, un monde de paix


L'acte véritable est une parole qui porte fruit
Le silence vaut mieux qu'un mensonge ressassé
A quoi bon la conscience si le Verbe ne nourrit ?
Les forces de l'inconscient n'atteignent pas l'individu

 

Pesante, la magie noire de l'Occident
Le cœur fond mais les entrailles l'alcôvent.
Le poids de la terre devient léger tel un duvet,
Si l'on ne prête attention aux noirs desseins de l'âme

 

Avant qu'il ne disparaisse à jamais,
L'Amour doit être préservé,
Et porté à l'intersection des fronts
Afin qu'Il illumine le mensonge du monde

 

Combien de temps avant que les cieux s'effondrent ?
Que l'espoir de l'homme succombe,
Et que le vase déborde d'un trop plein de lie,
Engloutissant les ersatz d'humanoïdes ?

 

Le destin est entre nos mains
Saurons nous faire infléchir la balance ?
De tout notre poids, écraserons-nous la tête du Serpent ?
Dieu ! que la guerre, hélas...que la terre est lasse !

 

 

06.08.2009

JE SUIS Souffle

 

Coran - Sourate 46,10 :

Dis : "Et s'il s'avére que ce Coran vient bien de Dieu alors que vous-même l'avez récusé ?

S'il se trouve, précisément, qu'un témoin parmi les enfants d'Israël en atteste de fait l'entière conformité aux écritures les plus anciennes ?

Or, ce témoin y a cru, pendant que vous, vous le rejetez avec morgue. Dieu ne saurait diriger les injustes."

 

 

Je pousuis ma traversée en solitaire,
Parsemée de rencontres épisodiques d'élus,
A qui j'adresse le salut et la paix,
Qui me viennent du Christ


Lui, mystère et pierre d'achoppement,
Mais aussi schisme des trois monothéismes,
Et qui transparaît de façon épisodique,
Incarné en chair ou insufflant Son Esprit


Une preuve que le Verbe s'est fait chair,
Que Sa parole reste affûtée et lumineuse tel l'éclair,
Qu'il y a une vie par-delà la Croix,
Qu'il est une Vie en s'encodant autour d'elle.

 


Je poursuis ma traversée en solitaire,
Toujours étonné de la sagesse et de la grandeur de Dieu
Dévoilant à qui IL veut les desseins de SON Plan
Afin d'informer le peu de cœurs non encore scellés


Je ne suis pas musulman car je suis antidaté
Et que la Vie n'a ni commencement ni fin
Je reconnais néanmoins pour véridique et sacré le Coran,
Comme un complément aux textes précédemment révélés


Etre croyant c'est écouter la prophétie et la vivre intensément
Etre croyant c'est se savoir instrument de Dieu, en chair
Instrumentalisé est celui qui n'éprouve pas son propre discernement
Etre croyant se résume à être pensé par le Soi-même, en souffle et en Vérité.

 

 

Vases communicants

 

Ils marchent d'un pas assuré, rassurés dans leur petite personne
Ils voient pourtant passer des fusées, les yeux hagards, regard au loin
Toutes les prophéties sont accomplies, pour qui ne porte plus de voile
Rien ne se perd, tout se transforme, la terre est moissonnée inlassablement

 

 

Ils parlent d'un ton assuré, dans les recoins de leur petite cellule
Ils ne savent que diviser, autant dire qu'ils ne font que parader
Tous ceux qui ne se font pas ponts restent cons, cois et pantois
Est venu le temps de l'unité, n'en déplaise aux agitateurs de tous bords

 

 

Ils vivent de façon assurée, comme si rien ne pouvait leur arriver
Immortel se croit l'homme identifié à un Nom, une race, une communauté
Que ne sait-il si demain se lèvera, lui qui ne vit que dans le passé
Le destin est entre les mains de Dieu qui élève et abaisse quand IL veut

 

 

We are the Rythm, we are the Hits, we are The Sound of the Apocalypse
Nous sommes ces ventres, nous sommes ces ailes, nous sommes ces cœurs lestés vers le ciel
Nous sommes la dernière génération, nous sommes la Nouvelle Création
Et si l'homme se meurt, d'Un seul bloc, nous nous régénérons...par l'Esprit.

 

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