06.08.2009
JE SUIS Souffle
Coran - Sourate 46,10 :
Dis : "Et s'il s'avére que ce Coran vient bien de Dieu alors que vous-même l'avez récusé ?
S'il se trouve, précisément, qu'un témoin parmi les enfants d'Israël en atteste de fait l'entière conformité aux écritures les plus anciennes ?
Or, ce témoin y a cru, pendant que vous, vous le rejetez avec morgue. Dieu ne saurait diriger les injustes."
Je pousuis ma traversée en solitaire,
Parsemée de rencontres épisodiques d'élus,
A qui j'adresse le salut et la paix,
Qui me viennent du Christ
Lui, mystère et pierre d'achoppement,
Mais aussi schisme des trois monothéismes,
Et qui transparaît de façon épisodique,
Incarné en chair ou insufflant Son Esprit
Une preuve que le Verbe s'est fait chair,
Que Sa parole reste affûtée et lumineuse tel l'éclair,
Qu'il y a une vie par-delà la Croix,
Qu'il est une Vie en s'encodant autour d'elle.
Je poursuis ma traversée en solitaire,
Toujours étonné de la sagesse et de la grandeur de Dieu
Dévoilant à qui IL veut les desseins de SON Plan
Afin d'informer le peu de cœurs non encore scellés
Je ne suis pas musulman car je suis antidaté
Et que la Vie n'a ni commencement ni fin
Je reconnais néanmoins pour véridique et sacré le Coran,
Comme un complément aux textes précédemment révélés
Etre croyant c'est écouter la prophétie et la vivre intensément
Etre croyant c'est se savoir instrument de Dieu, en chair
Instrumentalisé est celui qui n'éprouve pas son propre discernement
Etre croyant se résume à être pensé par le Soi-même, en souffle et en Vérité.
23:20 Publié dans l'inspir des textes sacrés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élu, christ, mystère, monothéisme, esprit, verbe, croix, plan divin, coran, croyant
19.07.2009
Au commencement était le verbe
Le Verbe commence là où la pensée s'éteint
L'intellectuel ne peut saisir l'être spirituel
L'un s'enorgueilli de sa propre suffisance
L'autre soumet son orgueil à l'Autosuffisant
L'intellectuel m'ennuie, me nui et son univers est nuit
Il se construit sur sa propre volonté alors que j'essaie d'en faire fi
Il veut me retourner la tête alors que la sienne est tombée bien bas
D'un mot, d'un concept, d'un jugement, fustiger et se reposer en paix...
Le Verbe provient du Vide de l'existant
Confiance en soi et co-naissance du Soi ne font pas bon aloi
L'intellect est stoppé, les mots ne sont pas cherchés
Créer c'est court-circuiter la pensée, laisser les mots émerger
Les apôtres du Verbe sont des illustres inconnus
Ils sont morts au monde du culte de la personne
Le Verbe ressuscite la colère des justes
Il ne tue pas mais nourrit. Sa violence ne se discute pas.
17:49 Publié dans ADN (2009) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : verbe, pensée, intellectuel, être spirituel, orgueil, volonté, vide, colère, violence
02.12.2008
Idée reçue
Il faut se méfier de l’eau qui dort dit-on d’antiques sources
Ainsi en va t-il de l’irruption du Divin, à la fois Verbe et souffle
l’éternel disciple reste sur le qui vive en évitant de conceptualiser
Son identité est constituée de contours flous afin d’avoir la paix
Il laisse toute liberté à autrui de rester fluide et non figé
Le savoir est un frein à l’immanence du transcendant.
La co-naissance est un flot continu de vérité ne demandant qu’à se déverser
Encore faut-il abandonner toute forme de connaissance alimentant l’orgueil
Et redevenir vase vide pour être empli d’un degré élevé de Vie
Se libérer du jugement c’est se permettre d’être touché par la grâce
17:49 Publié dans l'année du XIII (2008) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : verbe, souffle, disciple, fluidité, savoir, co-naissance, orgueil
13.11.2008
La mémoire de l'Univers
Les livres ont toujours été là pour me guider
Ils sont autant de signes sur le chemin venant infléchir un pressentiment
Parfois réponses à une question, parfois balises sur la voie
Paroles d’anciens ou de vivants, ils sont autant de rappels d’une sagesse latente
Au moment juste, tels des baumes, ils viennent confirmer par écrit des intuitions profondes
Mots gravés dans le Roc, accessibles pour ceux qui ont retrouvé la source du Verbe
Les Vivants sont des livres ouverts sur l’éternité, antidatés, imperméables au changement
Patrimoines de l’humanité sont les corps nimbés et irradiés du Feu du dedans
Les limites du mental ont implosé là où il y a conscience de la continuité au travers du temps
18:39 Publié dans l'année du XIII (2008) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livres, signes, balises, rappel, roc, verbe, vivant
24.08.2008
les premiers seront les derniers
Le Fils de l’Homme n’a nulle part où poser Sa tête, car
Sa parole, le Verbe, est un flot jaillissant d’une source légendaire
On ne peut s’y attacher, ni même tenter de la disséquer, elle échappe.
Or de nos jours personne ne croit plus aux mythes que dans les rêves
Il existe différentes attitudes de la part du sujet, à l’égard d’une parole écrite
Il en va comme de l’ascension d’une montagne : certains visent le sommet et s’extasient,
D’autres s’arrêtent sur une crête, profitant d’un rayon de soleil pour bavarder et parader
Mais peu choisissent d’y descendre en Rappel, pour y découvrir la profondeur de la source cachée
Quand le temps est maussade, le Fils de l’Homme se tourne vers la nature
La seule à se réjouir de la pluie, afin de croître et de grandir en superbe
Les forces antagonistes cessent de l’être lorsqu’on les accompagne dans leur chute
La critique permet toujours de s’élever, et de duelle, la vision s’unifie sur le socle de l’Amour
Celui qui touche la cime se doit d’explorer les bas-fonds s’il veut continuer à vivre
En ce sens, la Croix est un sacerdoce qui demande à ce que le service rendu soit total
Il n’est pas de castes ou de degrés sur le chemin, chacun est égal à l’Oeil de celui qui voit
Embrasser la misère affective est un devoir qui cloue l’orgueil au pilori des doléances.
01:16 Publié dans l'année du XIII (2008) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fils de l'homme, verbe, source, rappel, nature, amour, service
13.03.2008
save the world
N’escomptez pas de moi des tartines bien beurrées.
Sachant qu’un seul mot abrite en soi tout un univers
La concision est de mise afin d’éviter l’impasse de la pensée.
Parlons peu, visons juste, tant que le verbe résonne
Claironnons-le haut et fort, avant qu’il ne s’éteigne à jamais
Jusqu’ici le mot a blessé, tué, palabré, rarement libéré
Sans doute est-ce son sens qui s’est atomisé
Faisant de lui particule morte à résonance pathologique
Tel un réflexe face à tant de maux endurés.
Le verbe doit porter puis bâtir, non pas abaisser puis assassiner
Impies ceux qui affûtent le tranchant de leur lame,
Les mêmes fous dans leurs prières, s’abritant derrière des paravents
Et à qui est promise l’estocade le jour du rougissement des mains.
Le verbe s’est fait chair, nourriture et non empoisonnement
Too many words, discorde…saturation de la planète
Brisons la loi de la pénitence et faisons, face à l’adversité, silence,
présence, pour que les mots soient à nouveau porteurs de sens.
22:53 Publié dans l'année du XIII (2008) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mot, univers, pensée, verbe, sens, maux, épée
27.01.2008
Résurrection
Souffler sur les braises
Devenir souffle
Inonder les montagnes de pluie
Revivifier les contrées mortes
Redonner vie à la terre desséchée
Devenir souffle
Mettre le moi au service du Très-Haut
Oublier la raison pour s’abandonner à l’irrationnel
Etre noyé dans la masse et pourtant marcher sur l’eau
Devenir souffle
Accepter que la chair redevienne verbe
Fendre la graine et laisser poindre la lumière
Laisser croître les rameaux pour que s’y abritent les oiseaux
Devenir souffle
D’un regard éveiller l’endormi
D’un mot louanger l' Unique, le Sage
D’un mouvement exprimer la liberté.
(Fév 2005)
Les vivants
Les ravages du temps se lisent sur les corps et dans les cœurs
Les dompteurs de mental traversent les épreuves comme le vent
Identiques à l’âge de l’insouciance comme à l’approche de la mort
Ils se bonifient et reçoivent le don de transcender l’espace-temps
Une vie est comme mille, vécue au travers d’un regard flambant neuf
C’est ainsi que, de tout temps, les morts redeviennent vivants
(Déc 2005)
Misery-Corps-D'yeux
Nul n’a vu la face de Dieu tout en demeurant vivant
Jésus lui-même, par sa crucifixion nous a montré le chemin :
Est-il allé rejoindre son " Père " ou nous l’a t-il montré en vérité ?
Insoutenable imago pour certains, impossibilité chronique pour d’autres
L’existence, le monde des phénomènes a pris fin :
Affaissement de la cage thoracique, asphyxie, effondrement de l’ego
Mort physique, mort clinique, corps lacéré, ensanglanté, 6 plaies
Pourtant l’esprit demeure…
Imagine ce corps revenant à la vie, petit à petit
Chaque cellule se remémore, encodée et enrichie d’une histoire anté-christique
Une seule porte d’entrée dans et pour l’éternité, un reflet…
cinq voies sans issues, impures, qui retiennent prisonnier du temps
rien de figé, chaque seconde une tentative de se racheter, de re-jouer, se purifier.
mystère de la résurrection du Corps, impliquant celle de ses cellules souches...
(Nov 2006)
23:15 Publié dans Jean-Plume 2004-2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : souffle, verbe, mental, vivant, face de dieu, crucifixion, plaies

