30.04.2008

Explicit Lyrics

1470033560.JPG

 

 

De tout temps, l’homme a la capacité de devenir le scribe d’un esprit de sagesse
Lorsqu’ il s’oublie et se souvient qu’il n’est qu’un humble outil entre les mains du Créateur
Point besoin de lire entre les lignes là où tout est question de discernement, d’affûtage de la fine pointe de l’âme
A quoi bon expliquer une syntaxe en soi explicite ? la rationalisation ne concerne que le mental
L’enchevêtrement des mots appartient à l’indicible : une subtile alchimie qui ne veut et ne peut en découdre
La plupart des questions portent en elles les réponses, tout est affaire de précision, de reflets de Sion

 

 

25.04.2008

13 mesures de sel

 

Qui voudrait de moi et de mes oripeaux ? Mon coeur est las des assassins de l’esprit
Qui m’en voudrait de n’avoir rien et de n’être personne ?
J’ai donné chair et sang sans discriminer, je ne suis plus une proie :
j’ai vécu dans ce monde en y causant le moindre remous, en évitant les fautes de coups
En moi la cicatrice des nantis et stigmatisés et je reste debout, malgré tout
Sur le terrain beaucoup trop d’égo et presque pas d’égaux
Si c’est l’esprit qui façonne le visage des hommes, très peu rayonnent
A l’aune du jugement de l’Homme intérieur, leur démon occupe le cœur des hommes
Je ne suis pas une victime de la mode du laisser aller et je garde ma langue collée à mon palais
la fin de tout peut bien venir, j’ai soldé tous mes comptes sur terre
Je suis en instance de départ, j’attends juste mon passeport pour le ciel :
Une flamme salvatrice, fruit de mon endurance, un sourire issu du tréfonds du Soi,
qui fera office de laissez-passer lorsque toute issue de fuite sera à jamais bannie

 

 

03.03.2008

A feu et à sang

 

J’aurai pu maudire cent fois mon sort, tant les échecs de ces dernières années furent cuisants, sur tous les plans.

Mais voilà, tel Job, je tiens bon et demeure le témoin vivant de la déchéance de ce corps :

Tout n’est que plaie et blessures non cautérisées. Je suis à l’image des maudits de Dieu.

Telle une bête, je suis traquée du levant au couchant, n’ayant nulle part où fuir

Les flèches et brandons de l’Eternel sont contre moi et mes reins fondent comme cire au soleil.

Pourtant je n’envie le sort bienheureux de personne et ne me moque de la vie insignifiante d’aucuns

Il ne reste que moi, juste moi, sans soutènement ni porte d’entrée dans un environnement plus sain.

Ce n’est pas l’enfer où je survis au quotidien, car je ne crains ni ma mort ni personne

Disons que je vis consciemment au Purgatoire depuis ce fameux jour de ma métanoïa, il y a quelques années

Ce fameux lieu où Dieu, en personne, vient réconforter de Sa présence les vicissitudes de la douleur permanente.

Je n’aspire plus à rien. Un bien, un merci, une fleur me ravissent lorsqu’ils sont offerts de bon cœur

L’attachement me pèse aussi car tourner mon cœur vers l’homme est une source de déchirement face à son humeur changeante.

Je m’adapte et je m’efface quand mon sang s’est transmis à un cœur contrit : ma mission secrète sur cette terre sèche

Je suis seul mais bien accompagné. Qui peut comprendre que je reste vivant dans ma tristesse insondable ?

Si la douleur n’était plus, je serais je crois mort, privé de cette connivence qui me ravit en joie instantanément.

Quand je pense que mon chemin n’a été que parsemé de jaloux et d’envieux, de possession et de haine…

Prenez donc mon corps, soyez dans le creuset de mon âme…vous me supplieriez d’en sortir à l’instant !

L’esprit qui m’anime quant à lui n’est pas à vendre. Et il n’est pas un substrat que l’on peut s’approprier

Car je ne le possède pas, en vérité. Il est, de toute éternité, et plane sur moi, telle une épée de Damoclés

Vouloir me tuer revient à LE nier et je ne suis aucunement responsable du devenir des cœurs…

Ô Dieu, pourquoi est-ce si difficile d’aimer en esprit et en vérité ?

 

25.01.2008

le ciel en Noùs

 

Ils se battent pour un livre comme des enfants se chamaillent pour un jouet précieux
Certains vénèrent l’objet, d’autres attachent un grand intérêt au  contenu
Une troisième catégorie se désintéresse et de la tige et de la balle, ne gardant que le grain

La valeur d’un écrit, quel qu’il soit, ne résidant que dans l’esprit qui insuffle l’inspiration
Ils reconnaissent à ce signe l’origine et la parenté du scribe
« Ecrit vain », au sens historique du terme mais gravé dans la roche d’une cité pérenne au-delà de l’espace-temps

chaque homme sur cette terre a sa tanière et, dans le processus de repli sur soi que l’on vit actuellement
le recrutement bat son plein parmi les identités blessées, cassées ou fâchées. Le dernier label « banlieusard » vient d’ailleurs tout juste d’être estampillé…
je lance donc moi aussi une pétition pour regrouper les « fils de l'Homme » épars, qui n’ont pas encore trouvé de nid, sous la bannière d’ « être-anges » individus.