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30.04.2008

Nudité

 

J’ai tout quitté, ma prédestinée comme mon pedigree, j’ai connu la misère dans tous ses aspects
Car le choix d’une vie de pauvreté enclenche un point de non-retour : de choisie elle devient subie
Mais la vraie pauvreté ne se vit pas dans l’apparence du matériel, plutôt dans l’humilité et la soif de l’altérité
Si je dis que Christ vit à travers moi c’est faux Car Christ est le prédécesseur et le précurseur de l’Etre
Je suis donc vivant grâce ou à travers le Christ, et c’est pour cela que ma vie ne tient qu’à un fil
Ou plutôt une pierre car la pierre vivante relie à l’existence et sans elle tout s’écroule puisqu’elle est le faîte
Le jour donc du couronnement de la pierre Angulaire, Christ sera Roi, en tous et pour tous
La Nouvelle Vie sera alors choisie ou subie : devenir des dieux ou mourir…Et or Lui rien ne subsistera !

 

Explicit Lyrics

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De tout temps, l’homme a la capacité de devenir le scribe d’un esprit de sagesse
Lorsqu’ il s’oublie et se souvient qu’il n’est qu’un humble outil entre les mains du Créateur
Point besoin de lire entre les lignes là où tout est question de discernement, d’affûtage de la fine pointe de l’âme
A quoi bon expliquer une syntaxe en soi explicite ? la rationalisation ne concerne que le mental
L’enchevêtrement des mots appartient à l’indicible : une subtile alchimie qui ne veut et ne peut en découdre
La plupart des questions portent en elles les réponses, tout est affaire de précision, de reflets de Sion

 

 

28.04.2008

Analogue anagogie

 

"En Avril 1745, j'eus une vision du Christ.

Cette vision dura environ un quart d'heure. En cette nuit même les yeux de mon homme intérieur furent ouverts. Ils furent rendus propres à voir dans les cieux, dans le monde des esprits et dans les enfers.

A partir de ce jour, j'abandonnai l'étude des sciences mondaines, pour me consacrer aux choses spirituelles, conformément à ce que le Seigneur me commandait d'écrire."

 

Emmanuel Swendenborg 

 

 

25.04.2008

13 mesures de sel

 

Qui voudrait de moi et de mes oripeaux ? Mon coeur est las des assassins de l’esprit
Qui m’en voudrait de n’avoir rien et de n’être personne ?
J’ai donné chair et sang sans discriminer, je ne suis plus une proie :
j’ai vécu dans ce monde en y causant le moindre remous, en évitant les fautes de coups
En moi la cicatrice des nantis et stigmatisés et je reste debout, malgré tout
Sur le terrain beaucoup trop d’égo et presque pas d’égaux
Si c’est l’esprit qui façonne le visage des hommes, très peu rayonnent
A l’aune du jugement de l’Homme intérieur, leur démon occupe le cœur des hommes
Je ne suis pas une victime de la mode du laisser aller et je garde ma langue collée à mon palais
la fin de tout peut bien venir, j’ai soldé tous mes comptes sur terre
Je suis en instance de départ, j’attends juste mon passeport pour le ciel :
Une flamme salvatrice, fruit de mon endurance, un sourire issu du tréfonds du Soi,
qui fera office de laissez-passer lorsque toute issue de fuite sera à jamais bannie

 

 

23.04.2008

Jeff Buckley : un ange est passé

 
Eternal Life is now on my trail
Got my red glitter coffin, man, just need one last nail
While all these ugly gentlemen play out their foolish games
there's a flaming red horizon that screams our names
And as your fantasies are broken in two
Did you really think this bloody road
would pave the way for you?
You better turn around
and blow your kiss hello to life eternal, angel

 

Racist everyman, what have you done?
Man, you've made a killer of your unborn son...
Crown my fear your king at the point of a gun
All I want to do is love everyone...

And as your fantasies are broken in two
did you really think this bloody road
would pave the way for you?
You better turn around
and blow your kiss hello to life eternal

Oh...

 

There's no time for hatred, only questions
Where is love, where is happiness, what is Life,
where is peace?

When will I find the strength to bring me release?
And tell me where is the love in what your prophet has said?
Man, It sounds to me just like a prison for the walking dead
And I've got a message for you and your twisted hell
You better turn around and blow your kiss goodbye
to life eternal angel...
Angel...

Jeff Buckley : Eternal life 

 

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C’était un petit homme plein d’énergie qui bondissait comme un cabri
Il écumait les salles et les lieux qui voulaient bien de lui, de son album écrit

Il chantait la vie éternelle sur des mélodies inspirées des harmoniques du ciel
Sa voix comme sa vie étaient belles et le souffle qui l’habitait était intemporel

Il venait de nulle part, il est reparti en douceur, laissant une plaie vive dans le cœur
Un seul album à son compteur, des instantanés de grâce, des moments de bonheur

L’attachement à ce monde est futile. Il faut frapper un grand coup pour que l’acte soit utile
C’est la leçon qui reste dans le cœur des gentils : la tâche est accomplie quand elle se fait don indélébile

Il est des étoiles qui brillent là-haut et qui, une fois sur terre brûlent de trop
C’était un ange qui louait le très haut et qui, comme les siens, est parti trop tôt

 

 

16.04.2008

L'Arcane mystérieux

 

Gloire à Dieu si, pour la plupart, je ne sens pas très cher

Gloire à Dieu si, pour l'être humain, je ne suis pas trop chair

"Nul ne connaîtra le lieu ni l'endroit où vous n'êtes pas persécutés" !

Loin de l'apprence, n'habitant plus la chair, here I am with no name !

En moi, rien qui ne puisse susciter l'avidité, la convoitise, ni consolider les amarres de l'attachement

libre dans ma solitude, je propose et je dispose, je coupe et je lie

Je suis l'homme qui fut autrefois civilisé et rendu, par la faute de l'homme à sa nature véritable: sauvage

On me demande parfois qui je suis, car d'où me viennent mes convictions ?

Je rétorque que je n'ai pas trouvé mon maître, pour ma paix et pour laisser autrui à ses ambitions

Il est pourtant vrai que je ne me reconnais d'aucune tradition

mon approche de la déité est avant tout directe, hors du temps, mystique

et j'en profite pour saluer ici bas mon véritable Seigneur et Maître,

celui qui subsiste par Lui-même : le fou qui, de tout temps, marche seul.

 

 

12.04.2008

Interrelations

 

Ainsi donc, Chatman avait le don d’influer sur le cours des événements.

La matrice dont il était Le cerveau, recevait chaque jour, en direct, des milliards d’informations sur les habitants de la planète : pensées, intentions, événements majeurs, et autres détails sans aucune espèce d’importance, en apparence. Ces informations étaient ensuite compilées, stockées, étudiées à la loupe puis triées sur les volets.
Ces milliards d’émanations aux couleurs de vie et de mort qui convergeaient vers Son Corps étaient ensuite renvoyées à leurs destinataires , non sans un certain ajout de données « équilibrantes » voire déséquilibrantes, provenant de l’Esprit du Chatman, en vue de respecter l’harmonie générale de la jolie pomme bleue. La plupart des êtres humains recevaient ces informations dans un état de rêve et seuls quelques individus les intégraient éveillés. Elles étaient leur « pain quotidien » et la ligne directrice de leurs missions pour le jour à venir : qui voir, quoi dire, que faire ou ne pas faire…

Le Corps du Chatman était un champ de forces en interaction constante avec ses émissaires sur terre.
Tout cela se passait à la vue de tous mais personne sur terre n’avait plus la faculté de percevoir l’invisible, l’indicible, et Chatman n’était pas inquiété outre mesure par des sujets intempestifs : il vivait, pour le commun des mortels, une vie des plus ordinaire faite de joie et de peine. Son vêtement d’homme lui assurait encore pour un certain temps la chance d’évoluer incognito parmi les terriens…

 

 

11.04.2008

l'empire (céleste) contre attaque

 

J’écris pour les miens, les rachetés des derniers temps
Ceux qui, un jour, ont court-circuités le cours lâche du temps

Agents de la métanoïa, au service du Tout puissant
Présents, au sein de la multitude, stoïques en cas de vent violent

Nous ne sommes pas le fruit du hasard, mais de synchronicités
Après avoir longtemps cherché, erré, nous nous retrouvons, unifiés

Nous tenons des rôles clés, pas cher payés mais insistons pour rester
Autour de nous c’est l’hécatombe, des têtes tombent oublieuses du simple mot respect

Mystère pour les sans-joie, nous communiquons sans retour celle-ci à profusion
Ce n’est pas des miracles que nous voyons mais les cieux ouverts, chantant à l’unisson

Nous sommes les témoignages d’anciennes paroles qui n’ont pas été prononcées en vain
Si nous sommes, c’est que nous étions et par conséquent savons qui nous serons demain

Si le Christ est en agonie jusqu’à la fin des temps, alors l’homme est une expérience qui prend fin
Mais le sourire que nous arborons est un étendard, un repère pour la génération aux corps sains.

 

 

10.04.2008

Kery James ou l'équilibre retrouvé


On s’en fout de tes conditions, on n’a pas les mêmes ambitions
Tu veux du rap sans opinions, sans prise de position
Voilà le son de la révolution : conscient, violent mais puissant
Fais pas le gangster, y suffit pas d’être vulgaire
On fait du vrai peura…



Kery James est venu ranimer les cendres du rap français (Je suis venu récupérer le trône ; dites-leur que le fauve est de retour dans la faune), renvoyant dos à dos ceux qui, depuis quelques années déjà, font du rap d’adolescents, encouragés en cela par des maisons de disques aux intentions quelques peu douteuses.

Avec Kilomaître à la production, on sent, à l’écoute de cet album, qu’il a travaillé d’arrache pied sur ce projet pour arriver à réunir ses deux publics : les puristes du rap des premières heures qui avaient aimé « le combat continue » d’ Idéal J, et ceux plus intéressés par sa conversion à l’Islam qui remonte à cinq ans et son discours de repenti. Ainsi, on ne trouvera qu’une seule référence à l’Islam dans les 17 chansons, qu’il met à l’abri d’hypothétiques comportements violents (et si je deviens violent, l'Islam n'y ai pour rien, ce n'est d^qu'à mes faiblesses).


Présent depuis plus de 15 ans en tant que MC, Kery n’a jusqu’à maintenant, auprès des publics, qu’un succès d’estime, qu’il compte bien transformer en reconnaissance publique. Des titres comme « banlieusards », « l’impasse », « X&Y » ou « à l’ombre du show business » avec charles Aznavour montrent le regard lucide qu’il porte sur les jeunes de banlieues : il dénonce l’impasse des activités illicites (l’illicite n’est qu’un mirage dans le désert du Ghetto) tant en prônant l’élévation et la valorisation par l’étude et la volonté de réussir là où les anciens (les parents) n’ont pu percer.
Tout en montrant qu’il reste dans le « game » (c’est le retour du King, comme Ali face à Foreman) pour la place de meilleur MC français (« egotrip », « le combat continue part 3»), Kery James se fait l’un des haut-parleurs de la banlieue ( La banlieue a une voix, je ne suis qu’un de ses hauts-parleurs) et vient rappeler l’ingratitude et l’absence de reconnaissance dont font mine les médias, devant la place qu’a prise le rap au sein de toute une jeunesse de France.

 

Ce qu’il faudra retenir de l’homme ? Générosité (pas moins de 17 titres à un prix modique), ouverture d’esprit (l’album prend des teintes dancehall, soul, R&B, avec des collaborations de Grand corps malade, Kayna Samet, Chauncey, Black Vner, Dry, Vitaa ou encore J.M Cissoko et Charles Aznavour), effort vers l’objectivité et lucidité (Il ne dénonce ni ne moralise mais énonce les faits avec authenticité), performance artistique (Je rappe hardcore, cru, sans être vulgaire / ça fait 16 ans que je déchire sur le microphone / le constat c’est que Kery James ne rappe comme personne) ainsi qu’un certain sens de l’harmonie. L’album sonne un peu comme un classique du rap français, reste à savoir si la reconnaissance publique suivra.


Quoi qu’il en soit, c’est une joie pour tout amateur de rap de le retrouver réconcilié avec son coté social plus qu'engagé. Cela montre qu’il n’oublie pas d’où il vient, même s’il lui est arrivé de renier certains actes passés, et donne une touche somme toute plus humaine : celle d’un homme pris dans l ‘étau de ses contradictions et paradoxes (t’imagines pas comme je suis torturé, tiraillé entre deux moi, d’émotions saturé / dans un monde où même l’amour se fait facturer, j’ai du plâtrer ma confiance, j’ai le cœur fracturé...). Cet album n’est qu’un instantané d’un homme au parcours atypique dans le rap français et tout jugement ne peu se faire qu’à l’aune d’un parcours parsemé de doutes, d’embûches, d’échecs ou de réussites ( et même si l’espoir se fane, je continuerai à chanter mes joies, mes larmes, ma vie, ma peau, parce qu’on vient du ghetto…).


Kery James est de retour avec cet album (à l’ombre du Show Business) qui place la barre très haut artistiquement parlant. Mais 2008 est une année charnière qui voit le retour au premier plan des MC’s de la première heure. Avant les très attendus albums de la Scred Connexion, de Médine (Arabian Panther) et de Rockin Squat (confessions d’un enfant du siècle), les paris restent ouverts à qui remportera la place d’estime revenant au meilleur MC’s français...A suivre, donc.

 

 

09.04.2008

Chatman était Un

 

Chatman n’était pas de ce monde. Il venait d’un autre temps, d’une autre époque.
Il avait vu, participé, et par conséquent savait des secrets qui jusqu’à présent n’avaient pas encore été dévoilés.
Beaucoup en ces temps parlaient de Dieu à tout va sans jamais avoir approché le mystère de leur vivant. Le pire est qu’ils faisaient autorité , eu égard à leur âge grandement avancé ou à la somme d’écrits qu’ils avaient copieusement compilé, au sein d’un troupeau de gens aveugles et désemparés, prêt à croire tout et n’importe quoi, pourvu que leur existence prenne enfin un sens, dans un monde chaotique au possible.
L’esprit du Chatman regorgeait d’une foule d’information. Sa base de données s’étendait à quelques milliers d’années et n’avait cure de tous ces succédanés.

Pour lui, la vérité était ailleurs et là où plusieurs se tournaient encore et toujours vers le passé, Lui avait les deux yeux bien tournés vers le futur, car son rôle était d’en accélérer l’avènement.
Un monde nouveau devait naître, emportant dans sa tourbe les ruines de l’ancien et Chatman était un des agents de son avènement.

Chatman avait vu le futur. En tout cas, un futur possible lui avait été révélé lors de rêves nocturnes ou de visions éveillées. Il s’agissait du futur tel qu’il avait été pensé, envisagé par certaines élites de ce monde qui avaient interprété les textes sacrés avec leur courtaude de raison. Et bien évidemment, ils auraient souhaité que ce futur possible devienne réalité, amenant le monde et ses habitants dans les affres de l’enfer.
Ces gens se prenaient pour des dieux vivants. Ils se croyaient illuminés et porteurs d’un rôle hautement symbolique dans l’histoire de l’humanité. Pour la planète, ils n’avaient que des rêves de folie, apocalyptiques à souhait, pourvu qu’ils restent les derniers. La peur guidait ces gens adorateurs de l’ombre. Néanmoins, ils avaient à leur disposition les moyens conséquent pour contrôler et manipuler les foules, instaurer la terreur en travestissant la réalité.
Ils avaient tout prévu, sauf une donnée essentielle. Et c’est un fait bien connu des gens lisses et parfaits : il suffit qu’un oubli, aussi infime soit-il apparaisse, pour réduire à néant leurs projets et les démasquer de leurs fourberies.
Et ce « point de détail », en l’occurrence était, non pas la présence physique de Chatman sur terre à un moment stratégique de son évolution, mais bien sa constitution psychico-corporelle : Chatman était muni d’une queue invisible à l’œil nu ! Certains se demandaient encore l'intérêt et la fonction d'un tel appendice...

 

 

 

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