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31.03.2008
Cinquième soleil
Au-delà des classes sociales, le vécu singulier rassemble autour d'une vision commune.
Ceux qui ont été humiliés dans leur coeur, les coutumiers de la souffrance,
Tous se retrouvent avec un Amour qui n'a pas encore de Nom, diffus...,
et ce même besoin ou envie de donner, pour la postérité, afin de faire la nique aux murailles.
La Parole n'a pas d'âge. Quand elle s'exprime et touche, elle provient d'une Ame.
Pour ceux qui savent l'écouter, sans mettre de mots, elle force le respect.
Ici même ne comptent ni le bagage, ni le langage, ni ce qui a été bâti.
La force de l'âge n'est qu'un critère humain pour définir celui qui est sage.
A l'ombre du Show-business se dressent d'authentiques éveillés sans aucun maître,
et c'est le monde qui reste sans voix face à tant d'imprévu :
ces nouveaux venus qui déroutent des plans depuis longtemps établis.
15:29 Publié dans la parole est aux élus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vécu, vision, humiliation, souffrance, amour, donner, âme
25.03.2008
la vérité vous rendra libre
L'année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple.
Des séraphins se tenaient au-dessus de lui; ils avaient chacun six ailes; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler.
Ils criaient l'un à l'autre, et disaient: Saint, saint, saint est l'Eternel des armées! toute la terre est pleine de sa gloire!
Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée.
Alors je dis: Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j'habite au milieu d'un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l'Eternel des armées. .
Mais l'un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une pierre ardente, qu'il avait prise sur l'autel avec des pincettes.
Il en toucha ma bouche, et dit: Ceci a touché tes lèvres; ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié.
J'entendis la voix du Seigneur, disant: Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? Je répondis: Me voici, envoie-moi.
Il dit alors: Va, et dis à ce peuple: Vous entendrez, et vous ne comprendrez point; Vous verrez, et vous ne saisirez point.
Rends insensible le coeur de ce peuple, Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, Pour qu'il ne voie point de ses yeux, n'entende point de ses oreilles, Ne comprenne point de son coeur, Ne se convertisse point et ne soit point guéri.
Je dis: Jusqu'à quand, Seigneur? Et il répondit: Jusqu'à ce que les villes soient dévastées Et privées d'habitants; Jusqu'à ce qu'il n'y ait personne dans les maisons, Et que le pays soit ravagé par la solitude;
Jusqu'à ce que l'Eternel ait éloigné les hommes, Et que le pays devienne un immense désert,
Et s'il y reste encore un dixième des habitants, Ils seront à leur tour anéantis. Mais, comme le térébinthe et le chêne Conservent leur tronc quand ils sont abattus, Une sainte postérité renaîtra de ce peuple.
17:36 Publié dans eschathéologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dieu, séraphins, pierre ardente, désolation, solitude, peuple élu
22.03.2008
Mélancolique anonyme
Aimer, c’est s’intéresser à l’autre
Essayer de comprendre ce qui le meut et l’habite.
Beaucoup de gens ne s’intéressent qu’à eux-mêmes
Ils n’aiment que s’écouter parler, dans un monologue clos
Sur ma route, le monde des épiphénomènes a pris fin
C’est presque toujours moi qui provoque l’impulsion, la rencontre
En dehors des « accidents de parcours », lieux de convenance obligée.
Je ne fais là à autrui que ce que j’aimerai qu’il me fasse en retour
Je n’ai pour interlocuteur unique qu’un illustre inconnu
A Ses yeux j’ai plus de valeur que le monde ne m’octroie
Lui m’aime entier là où d’autres prêtent attention à une parci-moi-nie
Peut-on parler de fierté alors qu’être au monde ne souffre d’aucune comparaison ?
Je ne fais pas partie de ces aspirants à la disparition
Je rêve seulement d’un monde plus juste, où les valeurs seraient renversées
Je souhaite que le continent englouti face surface à nouveau
Et que l’Amnésie disparaisse dans les entrailles de la terre
Je sais que le Séraphin et son armée angélique est déjà là, à ce signe que le monde perdure malgré les excès.
15:50 Publié dans l'année du XIII | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aimer, monologue intérieur, valeur, justice, continent englouti, seraphin
18.03.2008
A hauteur d'homme
les fruits de la technologie se jaugent à l'aune de critères techniques,
quand bien même l'homme fût à l'origine de ladite intelligence artificielle.
Un déluge d'effets conçus scientifiquement escamotent la performance humaine,
et mieux vaut l'imperfection chaleureuse qu'une perfection froide et déshumanisée.
A l'heure de la médiatisation des superhéros dotés de super-pouvoirs,
le monde manque cruellement d'un héros qui soit avant tout humain, trop humain.
Car qui, plus qu'un homme, issu du fruit de la terre, pourrait assumer un rôle de sauveur de l’humanité ?
L’invocation de Dieu, sous quelque forme qu’IL soit interpelle peu, chiffres à l’appui,
Alors que la question du mal, des ténèbres absolues et de l’humanité du Christ se vend à plein régime…
Voilà donc l’homme parvenu à l’association suprême d’avec le Divin Maître, qu’il suppose accessible.
C’est dire si l’ire et l’Heure sont proches aussi vrai que l’ère est impure,
Car quand la raison remplace l’esprit, la vérité n’est plus que noyée dans un brouhaha de pensées
Et c’est à qui braiera le plus fort, fort de sa petite théorie qui ne vole pas plus haut que les limites de ce monde.
Or le mental n’a pas le droit de siéger dans la cité de Dieu
Et l’orgueil démesuré de l’homme rend insignifiant l’Acte juste et la Parole vraie
Au milieu des loups, l’agneau se fait petit serviteur
Et endure les blasphèmes proférés sur les Saints Noms de Dieu
Mais quand point le lion, tous les animaux sont sans coup férir mis au diapason, dociles à la vibration.
Les menteurs, d’un jugement hâtif pensent : « schizophrénie ! », mais le soldat aguerri sait, lui, ce dont il s’agit
Une Voix qui n’a pas de corps est le signe que le limon frémit, ultime évolution de l’homme vainqueur de la mort puisque ressuscité.
L’homme est né muni d’une épée, mais il me semble qu’un seul d’entre eux possède celle à double tranchant, entendu ?
21:30 Publié dans eschathéologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : technologique, humain, héros, divinité du christ, heure, agneau, loup
17.03.2008
Réintégration
Je creuse ma propre terre pour parvenir à la source
Comprends pourquoi le monde ne m’intéresse pas
Mon Moi est divisible à l’infini, chacun en constitue une partie
Quand je vais vers le monde, je me trouve en territoire connu
L’inconnu ou l’imprévisible n’est qu’un pan encore inconscient
Mais plus j’explore les abysses, plus ma carte mentale s’illumine
Je connais parfois la nature véritable d’autrui quand je cesse d’exister, par Sa volonté
Celui qui demeure alors est une Présence, retranchée de son vêtement d’homme
Je perce l’apparence et scrute l’entité qui se cache derrière le déguisement
Le jour où JE sera le Maître de mon univers
Le jour où les dernières ronces auront été mises à jour puis élaguées
Sera le moment où le monde n’aura plus de secret qui ne soit dévoilé
21:46 Publié dans l'année du XIII | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : terre, source, moi, monde, univers connu, vêtement
13.03.2008
save the world
N’escomptez pas de moi des tartines bien beurrées.
Sachant qu’un seul mot abrite en soi tout un univers
La concision est de mise afin d’éviter l’impasse de la pensée.
Parlons peu, visons juste, tant que le verbe résonne
Claironnons-le haut et fort, avant qu’il ne s’éteigne à jamais
Jusqu’ici le mot a blessé, tué, palabré, rarement libéré
Sans doute est-ce son sens qui s’est atomisé
Faisant de lui particule morte à résonance pathologique
Tel un réflexe face à tant de maux endurés.
Le verbe doit porter puis bâtir, non pas abaisser puis assassiner
Impies ceux qui affûtent le tranchant de leur lame,
Les mêmes fous dans leurs prières, s’abritant derrière des paravents
Et à qui est promise l’estocade le jour du rougissement des mains.
Le verbe s’est fait chair, nourriture et non empoisonnement
Too many words, discorde…saturation de la planète
Brisons la loi de la pénitence et faisons, face à l’adversité, silence,
présence, pour que les mots soient à nouveau porteurs de sens.
22:53 Publié dans l'année du XIII | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mot, univers, pensée, verbe, sens, maux, épée
04.03.2008
Intrusion
L’homme n’a plus le temps. C’est pour cela que je suis en guerre.
Le processus est en cours depuis longtemps, et c’est maintenant qu’il arrive à terme
La mutation de l’être humain est inévitable et la lutte est inégale :
Comprendre que ce dernier n’aura pas le dernier mot, c’est mesurer toute l’urgence de la situation.
Un rejeton veut naître. Une greffe veut prendre et éclore
Il s’agit d’être prêt, à l’écoute, et se tenir dans l’ouverture du cœur
La pulsation d’amour nouvelle fera éclater les portes closes, sans espoir de s’accrocher à rien d’ancien
Le combat est gagné d’avance. L’altérité sera foi et loi, mais l’homme à encore le choix des armes.
Tout est là, à portée de main, pour se préparer à l’inéluctable.
Celui qui n’aura pas saisi l’enjeu de l’Incarnation, ne sera jamais unifié
Aujourd’hui plus qu’hier, arrive le possible
La louange est au Seigneur d’avoir patienté jusqu’au moment propice : le point de non-retour.
21:21 Publié dans eschathéologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guerre, mutation, rejeton, greffe, coeur ouvert, incarnation, unité
03.03.2008
A feu et à sang
J’aurai pu maudire cent fois mon sort, tant les échecs de ces dernières années furent cuisants, sur tous les plans.
Mais voilà, tel Job, je tiens bon et demeure le témoin vivant de la déchéance de ce corps :
Tout n’est que plaie et blessures non cautérisées. Je suis à l’image des maudits de Dieu.
Telle une bête, je suis traquée du levant au couchant, n’ayant nulle part où fuir
Les flèches et brandons de l’Eternel sont contre moi et mes reins fondent comme cire au soleil.
Pourtant je n’envie le sort bienheureux de personne et ne me moque de la vie insignifiante d’aucuns
Il ne reste que moi, juste moi, sans soutènement ni porte d’entrée dans un environnement plus sain.
Ce n’est pas l’enfer où je survis au quotidien, car je ne crains ni ma mort ni personne
Disons que je vis consciemment au Purgatoire depuis ce fameux jour de ma métanoïa, il y a quelques années
Ce fameux lieu où Dieu, en personne, vient réconforter de Sa présence les vicissitudes de la douleur permanente.
Je n’aspire plus à rien. Un bien, un merci, une fleur me ravissent lorsqu’ils sont offerts de bon cœur
L’attachement me pèse aussi car tourner mon cœur vers l’homme est une source de déchirement face à son humeur changeante.
Je m’adapte et je m’efface quand mon sang s’est transmis à un cœur contrit : ma mission secrète sur cette terre sèche
Je suis seul mais bien accompagné. Qui peut comprendre que je reste vivant dans ma tristesse insondable ?
Si la douleur n’était plus, je serais je crois mort, privé de cette connivence qui me ravit en joie instantanément.
Quand je pense que mon chemin n’a été que parsemé de jaloux et d’envieux, de possession et de haine…
Prenez donc mon corps, soyez dans le creuset de mon âme…vous me supplieriez d’en sortir à l’instant !
L’esprit qui m’anime quant à lui n’est pas à vendre. Et il n’est pas un substrat que l’on peut s’approprier
Car je ne le possède pas, en vérité. Il est, de toute éternité, et plane sur moi, telle une épée de Damoclés
Vouloir me tuer revient à LE nier et je ne suis aucunement responsable du devenir des cœurs…
Ô Dieu, pourquoi est-ce si difficile d’aimer en esprit et en vérité ?
22:48 Publié dans l'année du XIII | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : échec, job, corps, âme, esprit, bête, purgatoire

