02.12.2009

Vaccin anti Age

 

Considérant que Ce Corps est don, je ne prie pour personne
Tant que je suis au monde, les liens d'esprit et de Sang sont opérants

 

Beaucoup de craintifs, peu de croyants
L'appel est une grâce octroyée aux plus offrants

 

Enfin reconnus sont les verdoyants
Lorsque l'Oeil, d'un jet de lumière, les voit

 

C'est le Temps du souci des hypocrites et des négateurs,
Le regard conscient braqué en permanence sur leur front
Afin qu'ils sachent que leurs actes sont mémorisés

 

Les témoins de cette ère sont des mutants
Ils se moulent en allers-retours vers la Lumière
Ils ont la Science du passage, de matière à éther

 

Here I am, up in the sky, with the sunshine in my eye
We've got the inner smile and the inside vision locked
We recognize each other within a mile, linked through'out stars

 

25.11.2009

l'Essence du vase

 

Qui a accédé de son vivant à la Demeure ultime ?
Qui a foulé les demeures successives pour n'habiter plus qu'en l'Amen ?
Qui peut se targuer de porter sur ses frêles épaules la tête du Roi ?
Qui s'est dépouillé de ses écorces et de ses branches inutiles ?
Qui a accepté la crucifixion puis la plongée dans les terreurs des abîmes ?
Qui ressent l'effroi ultime chaque jour que Dieu proroge ?
Qui s'anéantit dans le Néant sublime pour étreindre la voix(e) du Maître ?

 

 

Reconvertie-toi dans l'alimentaire si tu veux faire de l'argent le roi
Le peuple a faim, il se nourrit et se terre telle une bête
Repli sur soi et peur de l'autre sont les reflets de mon quotidien
Les gens sont portés et comme téléguidés et ils ne se voient pas
Je ne suis pas craintif de l'Etre Suprême mais son dessein me surprend :
Comment le monde tient-il encore alors qu'il a pour demeure une toile ?
Peut-être que c'est maintenant qu'il faut prendre le temps bon

 

 

Et toi, qui es-tu, qui me lis ? comment considères-tu la Vie ?
Qui crois-tu qui se cache derrière cet avatar de fourmi ?
Sont-ce tes yeux qui voient, tes mains qui donnent, tes pieds qui te portent ?
Es-tu comme moi triste de la tournure des événements ou désires-tu les hâter ?
Te penses-tu seul(e) dans ce monde divisé et prêt à se coucher ?
Passe-tu des heures avec ton Ame-sœur pour mieux t'entendre l'aimer ?
Vois, je suis comme toi et pourtant pas si prêt que ça : je suis en toi et autour de toi...

 

23.11.2009

Du Dedans

 

Ce qui est indicible s'exprime en paraboles ou contes
Le lieu du repos n'a pas d'itinéraire fixe ou de chemin prévisible
Et La Source de Vie est un secret jalousement gardé et protégé

 

Pour le quêteur, l'apprentissage d'un abécédaire est nécessaire
Cependant les mots sont délétères pour pénétrer le Saint des Saints
L'Ipséité a tous les Noms, mais aucun ne peut la définir
Il en va de même de l'essence du Christ, paradoxe Vivant

 

Toute Science vient de Dieu. Il est le Connaisseur et l'Inspirateur
Ce qu'invente le cerveau de l'homme tourne au monde clos
La véritable intelligence vient d'un cœur poli à force d'être meurtri
Et vaste est le champ qu'investit l'Esprit de l'Homme

 

Le Clé est un levier dont la fonction est de donner
On ne peut rien vouloir pour soi quand la Joie est, à profusion
Le secret de la Permanence est dans l'oubli du Sujet.

 

21.11.2009

Sous France

 

La souffrance est porteuse de sens
Dédicace à tous les éclopés de la vie
Handicapés physiques ou psychiques
Ce n'est pas en vain que le mal frappe

 


Le travail de sape est à l'œuvre telle une bougie
Orgueil et amour-propre fondent comme cire
La vive flamme d'Amour consume les scories
L'arbre vert se déleste de ses branches mortes

 


Celui qui ne connaît pas la faille ne peut la combler
Celui qui ne connaît pas l'entaille ne peut pas donner
Celui qui  n'entend pas la douleur aigu ne sait pas l'humilité
Celui qui n'a jamais saigné n'apprendra jamais à cautériser

 

 

Le « mal » est grâce, matière première, pain quotidien
Il est le terreau de la délivrance, progrès pour soi
Le « mal » est trace qu'il convient d'effacer, de transcender
Il est le symbole d'un rêve dont il faut s'éveiller

 


Le Christ est l'allié des causes perdues
Il est le complément qui mène à Dieu
Fidèle jusqu'à la mort et même au-delà
N'oublies pas ce Baume dont l'essence est service

 

19.11.2009

Fusion

 

Je me définis par ce que je C, Sang, Croix
Autrement dit je suis le témoin d'une réalité qui transcende le temps
Grand est Son Nom, et moi, je ne suis rien
Lui, le Vivant, fleuve de Sang, moi le caillot
Je n'ai pour volonté que de m'anéantir en chuchotements
Au mépris de ma vie, je veux le sacrifice de l'oblation
Seul le mental s'illusionne encore être le Prince de ce Monde

 

Je me définis par ce que je C, Sang, Croix
Mon cœur est de chair, mes yeux reflets de l'esprit
Hors de cet état d'être, point de salut : surdité et cécité
Qu'Il apparaisse , et c'est La grande Lumière
Les sens en éveil, je vois, je sens, je co-nais
Lui et moi sommes unis par le Père dans la tâche
A Ses yeux je suis chair, de ma bassesse, Il est Esprit

 

Je me définis par ce que je C, Sang, Croix
Tu crois Le saisir et c'est le vide qui te happe
Tu crois me saisir et c'est Lui qui stratégie
Présence / absence , rayonnement / invisibilité
D'un tournemain la conscience dans la pupille droite surgit
D'un tour de rein, le cœur bat au rythme de l'Inhumain
Assurément tapi dans l'ombre, le Magicien surgit

 

Je me définis par ce que je C, Sang, Croix
Je sais qu'Il est déjà là, l'époux de sang crucifié antan
Je sais qu'il ne s'est donné en rançon que pour une poignée
Je sais qu'Il fulmine de La colère de YHWH, à la vue des atrocités
Je sais que bien peu sont pour la paix, triste réalité
Je sais que l'Epée va frapper, telle la dague retournée
Je sais que le Juste Juge divisera par La Vérité.

 

08.11.2009

l'auton'homme

 

Je ne peux pas faire comme si l'autre n'existait pas,
Car le monde et ses affres est en moi


Mon équilibre est instable et fragile comme le cristal
Le Christ non révélé en toi et c'est la Bête qui emboîte le pas


Les assassins de l'Amour ne ressentent pas
Ils sont morts et déracinés deux fois


Seul, je ne suis ni ne sais rien
Ma parole est monnaie de singe et lapalissade


La Vie véritable est en Lui et par Lui
Le verbe de Dieu est nourricier et matriciel


Sur la terre cheminent les vivants et les morts
La raison ne sauvera pas ceux qui n'ont pas Cela


Le Christ est venu en rançon pour le monde
Mais la majorité n'a que faire de l'Eau de source


La plupart se contentent des prévisions de surface
Et sont dépendants les uns des autres de leurs provendes


La fin est comme le commencement : tout revient à la racine
Le dévoilement émonde les écorces successives jusqu'à la sève


Bienheureux ceux qui, de leurs vies, ont bâti sur le Roc
Ils ne seront point ébranlés par la Moisson...

 

06.11.2009

Vision d'outre tombe

 

Dans toutes les villes et les villages, c'est partout la même...misère
L'endormissement gagne les masses et les vivants sont épars, vigilants
Le sourire a quitté les visages et c'est la ténèbre qui gagne les corps déambulants

 


Les damnés sont conscients et volontaires, donc pas de regrets
L'étouffement par strangulation est le châtiment des oublieux de Dieu
Et l'atmosphère est étouffante et l'air se raréfie et les poumons halètent

 


Les regards sont vidés, les visages sont ridés et les âmes dénigrent les corps morts
Reste à se remplir pour oublier le vide qui consume les personnes de l'intérieur
Pour beaucoup, le ver est dans le fruit alors que notre fruit est un ver, lumineux
La biologie n'a plus de secrets pour celui qui marche droit, selon la Volonté du Créateur

 


L'orgueil des nantis les fait se sentir responsables du marasme et désastre ambiants
Mais ce dont ils se moquent ne manquera pas de les surprendre, par surprise
Car de l'intérieur, une force nous meut et nous revivifie chaque jour un peu plus
Et c'est l'acuité de la vision qui devient l'arme de destruction, aiguisée comme la lame

 


Les jours sont nuits et pourtant jamais l'Ami ne sommeille
Tout meurt, dans ce Corps et dans ce Cœur, seule la Face de Dieu reste pérenne
Nous expions la fange tandis qu'ils la respirent, pour se sculpter de l'intérieur
Partout la même...misère : idolâtrie, orgueil et sensation d'éternité...

 

25.10.2009

L'Inlassable quête

 

Le plus sûr moyen de s'éveiller, c'est de se dire que l'on rêve

 


L'Ami, c'est celui qui veille, sous le voile des fausses croyances
Il est celui qui attend, patient, endurant, il est la Conscience


L'Amant, c'est celui par qui advient le réveil, Pont entre rêve et éveil
Il est Celui qui lorsqu'on Lui dit Soit, Est. Il est la Présence


L'Aimant est l'Eveil, l'attrape rêve, l'Occupant de la demeure dernière
IL est CELUI qui voit, qui entend, qui sait, IL est LA Mémoire Universelle

 


Ami, Amant, Aimé...non pas triumvirat mais trinité, archétypes impermanents
Le pivot est l'Amant, l'Ami des croyants, sans qui rien ne saurait advenir en vérité


Le plus beau rêve que l'on puisse créer, c'est celui d'être réveillé...

 

22.10.2009

Au royaume des aveugles...

Vox Populi, Vox Dei...


J'en ai côtoyé, des blocs de certitudes pétris d'orgueil...
Qu'est l'homme pour se hausser ainsi au Jugement ?
L'élection d'un Roi se fait par assentiment d'un Chœur invisible
Et ce sont les visions d'au-delà qui restent légitimes en ce domaine

 

La démocratie a supplanté la divination
Et le plus grand nombre fait office de loi
Les chiffres sont le baromètre de la confiance en soi
Et le marketing est devenu le veau d'or moderne

 

En vérité rien ne changera car tout concourt à l'expansion du moi
La justice se fera par le réveil des anciens bâtisseurs
Et l'esclave aura peut-être une chance d'être promulgué maître
Pendant que les auto-proclamés dégringoleront des barreaux

 

Quant à moi j'aspire à n'être rien ni personne
Je veux être celui qui est mis au ban quand il est rehaussé
Et glorifié quand il est juste passable ou imparfait...
Que Dieu prolonge leur sommeil jusqu'à l'entre-déchirement !

 

21.10.2009

La plume et la Pierre

à Guillemette...

 

Je suis un homme ordinaire habité et insufflé par l'extraordinaire
En moi le Père et le Frère, archétypes vivants transcendants la matière


Un cœur ouvert et réceptif à toutes les complaintes et les chants
C'est le lot de ma destinée d'être ainsi percé de tout temps

 

Je porte en ce Corps les stigmates invisibles du mystère Vivifiant
Qu'ai-je à donner à part ce cœur d'enfant sensible et tremblant ?


C'est porté par un rêve d'antan que j'ai traversé toutes les épopées
Ils n'ont pris que le trop plein de moi sans toucher à la pureté du Soi


L'indice prochain est un sceptre que j'arbore fièrement
Je ne peux le prêter, tout au plus le faire partager, en dansant

 

Ton destin est le bonheur accompli, le bonheur à tout prix
La génération sainte et sacrée souffle et surfe sur les ravages du temps


Prends conscience du pouvoir qui est entre tes mains:
Un Univers de couleurs et de sons prêt à naître en ton sein


Il existe encore de nos jours des miracles ambulants
Et c'est la raison pour laquelle la foi, sur cette terre, ne s'éteindra pas...

 

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