10.09.2008

La fin du Joug

 

Pourquoi lâcher la verge des certitudes, des habitudes et du confort ?
lorsque le constat de sa force de frappe reste positif, harcelant les justes à la gorge.
Rien ne changera jamais dans le pacte conclu avec la propriétaire de ce monde :
Dame la mort a toujours eu peur de la Voie, la Vérité et la Vie, qui lui délie ses possessions


Jusqu’à quand l’indolent aura t-il le dessus ? le méchant et le violent tiendront-ils la bride ?
Jamais ils ne souhaiteraient la mort, soucieux de leur survie à tout prix, au détriment d’autrui
Vouer un culte à la personne, l’idole, c’est être sûr de se construire un paravent d’inaccessibilité
Dans l’étroitesse de sa cage dorée on s’estime être en sécurité, porte à double tour verrouillée


La volonté du Père n’est-elle pas, au contraire, de faire des siens des recréés ?
Neufs à chaque instant, dans l’intensité portée à l’effort d’être présent ?
Etre tel un rocher, immuable et stable face au cours du torrent
Etre agité comme les tiges mais solidement ancré dans ses racines par temps de grand vent
Etre docile comme un animal apprivoisé mais rusé pour ne pas prendre de coup du Maître
Et être suffisamment indépendant pour ne pas aboyer avec la meute quand la caravane passe


La plus grande des peurs n’est pas la mort mais le dévoilement de ce que cachent les poitrines
Depuis l’aube des temps les hommes agissent à couverts sans crainte d’être percés du Regard
Les ténèbres ont toujours régnés sans en être le moins du monde inquiétées
Mais le peuple de Dieu se lève avec un œil neuf, tel des flammes de feu
la Vérité est la transparence de la vision par la levée du voile séparant la naissance et la mort.

 

 

03.07.2008

Pendant que la muse tambourine

 

Nous devinons les trajectoires, supputons le désarroi des coeurs
Ce qui est essentiel nous est dévoilé, d’un clin d’œil de l’ange
Ce qui se rapproche de l’acte magique ne concerne pourtant que la force du lien qui nous lie
Les signes se rapprochent à vitesse grand V et le processus est maintenant bel et bien enclenché
Le compte à rebours peut commencer, le royaume est avancé
Ils complotent, nous créons et vivons d’ors et déjà dans ce monde parallèle
Nous en tenons les ficelles et sommes en quelque sorte les amarres du navire céleste
Le poids que nous imprimons sur la terre sera un jour conséquent pour l’amerrissage
Ce qui demeure caché a toujours la vocation un jour d’être dévoilé
Les graines, un beau jour de printemps arrivent forcément à maturité
Le beau ne peut éternellement se contenter du laid
Qu’advienne donc la Vérité, que La Lumière soit, pour toujours et à jamais
Puisque le temps nous est compté, puisque le monde a plus que jamais soif d’authenticité.