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28.12.2007

SchyzoChristique


Reprise 2 têtes
 
Il n’est rien de réel en moi.
Quelques bribes de fantômes passés
Ressurgissent un temps pour faire loi
Mais dans l’ensemble, le silence est roi
Impassible, Il demeure, alors que tout meurt.
 
J’affiche une constance dans l’existence
Des repères imagés où chacun peut se projeter.
Ma face n’est qu’une interface recréée
Elle est tissée de rêves obscurs et lumineux
Autant de visages que de mémoires effacées.
(Avril 2006)

 

 

un secret bien gardé
 
Peu m’importe le regard porté sur ma personne
J’accepte tout étiquetage sans besoin de me justifier
En moi, de multiples personnages, tous plus illustres les uns que les autres
Chacun a sa spécialité, chacun me voit à la lumière de sa grille de lecture
Pourtant aucun d’eux n’est parvenu à ce jour à percer le mystère du Vivant
La raison et ses convictions s’arrêtent là où s’amorce le précipice, lieu de Son avènement
Et tous sont balayés, renvoyés « petits enfants » à la source de leur émanation
Quand vient le Maître du Temps

Après plus de 2000 ans d’analyses, de théories et d’érudition savante
Rien n’a changé et l’homme n’est toujours pas parvenu à éteindre la Flamme
Nommer revient à se sécuriser dans une croyance ou une opinion pour vivre en paix
Et l’on peut se raconter ainsi des histoires toute sa vie
Réveillé est celui qui a cru en l’incroyable et qui a quitté les limites de la raison
Pour se découvrir cœur vivant là où tant, signe des temps, errent sans ailes en périphérie
(Jan 2007)
 



Ce néant d'être
 
La sagesse de Dieu est folie aux yeux des hommes
Il y a ceux qui prient et recherchent la compagnie de leurs frères en religion
Il y a ceux qui suivent un maître et recherchent l’agrément des hommes
Il y a ceux qui se prennent pour des dieux à force de révolution intérieure
Ici, pas de hauts faits d’armes : nuque brisé, cœur contrit, source tarie
Ici, pas de sursauts d’orgueil : la mort à chaque coin de rue, l’amertume pour pain quotidien
Ici, pas l’once d’une volonté de briller, d’être promu ou d’être reconnu
Juste agir en vue de se perdre, se renier, s’oublier dans les affres du mal d’autrui
Juste aller là où personne n’envie, là où tout le monde médit, là où chacun se raidit
Dieu est à ce point de jonction où l’espoir faiblit et où le sage, horrifié, fait marche arrière
Dans ce néant d’être me parvient l’écho d’un murmure
Noyé au sein de l’inconscient collectif du monde, JE SUIS :
Il n’est plus de mur entre les ruminations du cœur des hommes et l’Ame du monde.
 
Le Mystère opère à plein tube et si je ne devinais autrui, je deviendrai étranger à moi-même
Mais la sagesse vient du Divin Maître Jésus-Christ, et Lui ne peut renier son Soi-même.
(Déc 2006)

 

27.12.2007

concision

 
Que reste t-il ?
Ou plutôt qui ?

Maigre pêche à
La couvée des cœurs

Peu d’enfants

Fuselages et blindages
Pour quoi ?

Masques de souffrance
Intimités volées
 
 
yeux rayonnants
sourire intérieur

FEU…de joie
sur La voie

bouquet de fleurs

 

N’être ni écrivain, ni philosophe, et pourtant panser

 

 

A l’heure où certains pensent le monde, j’émonde ma pensée et œuvre au quotidien pour éviter qu’il n’implose.

 

 

Certains luttent contre des armes de destruction massive invisibles, d’autres combattent en masse contre des forces invisibles destructrices bien réelles

 

 

Parmi les justes, les savants occupent un rang supérieur parce qu'ils sont en quête

 

 

Etre Présence, c’est effacer toute trace de son existence

 

 

Celui qui dit « Je crois » et qui n’a pas sa tunique blanchie est un menteur.

 

 

Je préfère mourir et renaître cent fois plutôt que n’être jamais mort : je ne suis pas ce prédateur qui tue pour rester en vie.

 

 

Si un jour Dieu me demande ce que j’ai fais de ma vie – Je lui répondrais : j’ai essayé, en tout, d’annihiler ma propre volonté.

 

 

La faim du TOUT, c’est l’envie de rien

 

 

22.12.2007

Passé...Présent...Futur

 

Ils ne veulent pas aimer, mais ils veulent qu'on les aime...

S’il nous arrive d’avoir le cou tendu et droit,
C’est à force de porter cette croix
Que beaucoup renient, mais qui leur sert pourtant de poutre.

Or Grâce à Dieu, notre foi arrive à déplacer des montagnes
Et lorsque nous rejetons votre pierre lapidaire
Que vous voudriez bien nous voir porter, comme vous, hautainement,
Nous avons le pouvoir de faire se ployer le bois
Puis de le bander dans un mouvement en cercle subtil
Et le voilà prêt à décocher ses flèches travaillées dans un creuset secret,
à décrocher tout fieffé menteur ou hypocrite
Doutant encore de la toute puissance de la pierre angulaire.
(Déc 2004)

 


Uni vers

La croix, c'est ma bannière
Je ne connais pas de station : chaque jour est à refaire.
De l'enfer au paradis, je gravis les échelons
Un rien peut causer ma chute ou mon ascension.
Je n'ai d'autres prétentions dans la vie que de Co-naître
Renvoyant dos à dos les acquis et certitudes des prétendus maïtres.
L'être humain est d'une complexité sans fin
On peut passer sa vie à étudier l'imperfection de ses rouages sybillins.
Mais bienheureux, celui qui, dans cette vie, s'est laissé rencontrer par le Vivant
C’est celui qui, au lieu de vouloir s'élever, a choisi la voie du renoncement.
Mystère de  l'incarnation, au-delà d'un Dieu et d'un diable
Quand "je" s'efface et laisse l'Univers en soi prendre toute la place.
(Juin 2006)

 

 

Le symbole de la croix
 
Ce joug est ce qui me relie à la terre
Ce joug, je le partage avec mes frères
Par lui, le jugement opère, l’ombre devient lumière
 
Ce joug m’oblige à accueillir tous les êtres
C’est un devoir d’agir en toute équanimité
Afin que personne ne se sente lésé ou rejeté
 
Ce joug est une tâche librement acceptée
Même si quand l’autre tombe, c’est moi qui ai mal
Souffrance volontaire, affaissement de l’ego
 
Et ce joug me rendra libre
Le jour où il s’affaissera
pour ensemencer une terre nouvelle
(Fév 2006)

 

20.12.2007

tuer n'est pas jouer

 

Je n’ai pas de communauté pour me protéger, et
n’attends pas de mes quelques amis qu’ils prennent ma défense
Je ne fuis pas la mort, ni ne l’aime
Espiègle, elle me guette à chaque coin de rue,
Sournoise, elle me pique dans les moments de fragilité

J’ai reçu une éducation et me considère comme bien élevé
Néanmoins, je fais fi , au quotidien, des règles de bienséances
Ainsi que des conventions de bon aloi
Je hais la morale quand elle est irréfléchie, héréditaire en somme
Aimer, donner, seront bientôt des termes galvaudés
Et en actes, ils évoquent en général quelque chose de suspect dans ce monde désuet

Ils peuvent bien tuer le corps mille et mille fois
Puisque la pensée tue, puisque le caprice est roi
 « C’est pour offrir un sacrifice à nos Dieux », qu’ils disent ou pensent
Mais veulent-ils parler ou se battre ? Car s’ils veulent se battre, je ne parlerai pas avec eux

Nos  maisons ne sont pas bâties sur le même socle
Et même si je me taisais, les pierres de taille parleraient pour moi
je suis une prière offerte pour leurs âmes et pourtant, ils ne la désirent, ni ne l’acceptent
Tristesse et abomination que ce jugement implacable qu’ils portent sur eux-mêmes…

19.12.2007

Dance me to the end of love

 

Pour lutter de façon efficiente contre les éthers morbides et peu avenants, la gente céleste ne suffisait plus à elle seule, à contrecarrer les desseins des sympathisants de la main gauche. Les temps avaient changé et la lutte se déroulait désormais sur terre, là où les anges ne volaient plus, là où les démons voguaient librement à leurs occupations, sans crainte d’une quelconque stigmatisation.
Il faut bien comprendre que les temps étaient propices à ce que le corps de l’homme , avec son degré de conscience auquel certains êtres étaient parvenus, redevienne ce terreau, ce vaisseau capable de prodiguer de nouveau des miracles, débarrassé de la chape du péché originel ; et donc de la mort.
Il n’était plus rare de voir des hommes prophétiser ou avoir des songes numineux, preuve pour qui savait lire les signes, que le temps de l’Esprit, celui du Souffle créateur était à nos portes.
S’il y avait un CHATMAN, il devait bien exister en ce monde une CATWOMAN.

Elle était en fait La raison de l’Incarnation de ce dernier.

L’Archange protecteur de la féline demoiselle s’était donc matérialisé, entraînant avec Lui toute sa corolle d’anges et la Terre était devenu Le lieu de l’intervention secrète.
A part un œil éclairé, qui aurait d’ailleurs bien pu deviner, parmi la multitude des visages humains, ceux qui n’en avaient que la semblance. L’art du camouflage était inscrit dans les gènes des guerriers héros de la dextre.

Le Plan était bien huilé. Les corps investis devenaient des réceptacles d’essences en tout genre, qui avaient la capacité de les transmuter à souhait, afin de restaurer l’équilibre général de la planète, déjà assez perturbé comme cela. Les nouveaux corps ressemblaient en quelque sorte à des vases alchimiques , véritables psychopompes et transformateurs d’énergies subtiles.

La planète retrouvait en toute discrétion une nouvelle jeunesse. Le monde changeait en profondeur sans que personne n’en décèle véritablement les signes avant coureur.
Tout cela ne prenait sens qu’en vue de l’édification d’un royaume digne du rang et de la prestance de ladite « lady in red »…

 

La solitude du guerre hier

 

L'Art de la guerre - I -

 

*Pas d’effort de paix sans art de la guerre.

*Je suis indépendant : Dieu me suffit.

*Je suis mon meilleur compagnon.

*Dans chaque guerre, j’ai toujours été dans le camp des oppressés.

*J’ai toujours été Un avec autrui. Non par choix, mais par contrainte.

*J’ai beaucoup appris des animaux, notamment du caméléon.

*Si je devais mourir demain, ce serait sans remords ni regrets.

*Reste ou pas, cela m’est égal.

*Je ne fais que transmettre.

 

 

L'Art de la Guerre - II -

 

Je combats le faux partout où il se trouve
Souvent dans la fange,
Parfois dans le sang,
Je mets à jour le subterfuge, sans violence, sans heurt et sans mot-dire
Quand je m’efface devant l’Oeil qui voit.


Quand j’invective, c’est pour me défendre d’une injustice flagrante.
Je ne juge personne quand j’abandonne la raison et son flot de pensée,
Que je m'unis au vent et à l’ondée,
Et devient un simple instrument au service du Très-haut.

 

 (Fév 2005)

18.12.2007

conte de faits

 

J’étais comme tous un impatient de ce siècle lumineux passé
Depuis quelques années, je suis un "Passion-né" au sein des ombres
Ce n’est pas pour autant que j’ai des comptes à rendre
Le seul contrat qui me lie se rattache au Tout Miséricordieux
Et avec le temps, je suis devenu un patient de l’Un


Savez-vous ce que signifie être "Passion-né" ?
C’est revivre le Calvaire au quotidien
Mais au lieu d’être un personnage connu,
J’avance vers le pur inconnu sans âge


On ne va pas se la raconter longtemps
Il est clair pour moi qu’il est bientôt temps de faire les comptes
Ce qui ne signifie nullement de se contenter d’attendre.
La différence, c’est que je ne suis plus un insatisfait chronique
Je me contente de vivre à contre temps, comme un satisfait anachronique


N’escomptez pas de moi que je vous dévoile Ses secrets
Ici, il n’y a pas d’exhibitionnisme donc il n’y aura pas de voyeurisme
Sachez juste que Jésus, le Maître, était un parfait Luminaire
Et que Moi, je ne suis qu’un illustre imparfait

 

16.12.2007

spyderman

 
Si j’étais un seau, je serais un seau d’os, de ceux, antiques et légendaires, qui reviennent à la vie, ivres
Si j’étais un "saw", je serais le premier, pour la subtilité et l’implacabilité du piège, érigé en vue de l’ennemi
Si j’étais un sceau, je serais celui de l’Apocalypse, le septième, histoire de renvoyer tous ces grands à l’école de la vie

Mais je ne suis qu’un sot, le sot de vos mies
Celui qui des fleurs ne garde que la gerbe
Et de leurs parfums, n’inhale que la cigüe
 
 

l'Oeil du sorcier

EN ATTENDANT L'HIVER
 
Je vois des ombres, des esprits malins
Halos de ténèbres autour d’un ami, d’une petite amie, d’un parent, d’un enfant
Je vois des entités qui se repaissent des esprits inconscients
Je vois les liens qu’ils tissent et les lianes qu’ils enserrent autour de leur proie
Je vois la guerre et la terreur à l’œuvre partout
Pas un foyer, pas un coin de bitume qui ne soit épargné par la chienlit
 
 
Je vois des lampes qui éclairent même la nuit
Je vois des esprits conscients qui veillent à chaque coin de rue
Je vois des vivants debout scrutant des morts assis
Je vois des sens aiguisés, de la vie à profusion
Je vois des enfants se révéler prophètes dans l’âme
Je vois des anges réconfortant des sourires éteints
 
 
Je vois le pouvoir des uns et la foi des autres
Je vois chacun oeuvrant pleinement à son dessein
Je vois que tout est quasiment plié
Que le temps qui reste ne viendra que limer les contours des visages déjà naissants
Je vois le plan divin à l’œuvre, mélange de terreur et de joie mêlés
Je vois la brume recouvrir les yeux et le froid envahir les cœurs


(Nov 2005)

 

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