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28.01.2008
percé du regard
Coran 6,102 et 103
Il n’y a presque plus d’hommes libres dans les rues des villes
Juste des regards appuyés, des attitudes figées et des yeux emprisonnés donc emprisonnants
Le jugement est presque partout, les humains ne répondent qu’à des stimulus, telles des objets mécaniques
Cœurs éteints, scellés ; bouches bées et fronts plissés à souhait : chacun chancelle et titube allègrement
Il n’y a plus de voyants de nos jours, juste des voyous et des voyelles putanisant leurs don pour un menu fretin :
Par soif de domination, de contrôle, de manipulation, par méchanceté, peur ou pour de l’argent,
les médiums de pacotille pullulent et ululent sans être inquiétés
ils font mouche et touchent des proies encore fragiles dans la connaissance de soi
La vie est un combat, voilà le leitmotiv que nous rabâchent depuis l’aube ceux que l’on nomme « éducateurs »
Pas étonnant que chacun, pour un peu d’énergie volée sans crier gare, s’immisce dans la faille ou la plaie
Et le monde d’agoniser devant tant de crimes, fautes et péchés contre l’esprit
Ne sommes-nous pas pourtant tous reliés ? N’avons-nous pas pour tâche de combler avant tout notre propre plaie ?
Il eut été un peu naïf de conclure cette courte note sur un trop grand espoir
Le temps de la conversion étant, je le crois, clos
Aussi m’adresserai-je ainsi aux plus ivres d’entre les récalcitrants, experts en larcins de tout genre :
Vous n’allez sans doute pas me croire, mais, et c’est quelqu’un que vous niez qui me l’a dit : il vous reste encore très peu de temps…
08:55 Publié dans eschathéologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : libre, prisonnier, voyants, médiums, plaie, faille, crime contre l'esprit
27.01.2008
Résurrection
Souffler sur les braises
Devenir souffle
Inonder les montagnes de pluie
Revivifier les contrées mortes
Redonner vie à la terre desséchée
Devenir souffle
Mettre le moi au service du Très-Haut
Oublier la raison pour s’abandonner à l’irrationnel
Etre noyé dans la masse et pourtant marcher sur l’eau
Devenir souffle
Accepter que la chair redevienne verbe
Fendre la graine et laisser poindre la lumière
Laisser croître les rameaux pour que s’y abritent les oiseaux
Devenir souffle
D’un regard éveiller l’endormi
D’un mot louanger l' Unique, le Sage
D’un mouvement exprimer la liberté.
(Fév 2005)
Les vivants
Les ravages du temps se lisent sur les corps et dans les cœurs
Les dompteurs de mental traversent les épreuves comme le vent
Identiques à l’âge de l’insouciance comme à l’approche de la mort
Ils se bonifient et reçoivent le don de transcender l’espace-temps
Une vie est comme mille, vécue au travers d’un regard flambant neuf
C’est ainsi que, de tout temps, les morts redeviennent vivants
(Déc 2005)
Misery-Corps-D'yeux
Nul n’a vu la face de Dieu tout en demeurant vivant
Jésus lui-même, par sa crucifixion nous a montré le chemin :
Est-il allé rejoindre son " Père " ou nous l’a t-il montré en vérité ?
Insoutenable imago pour certains, impossibilité chronique pour d’autres
L’existence, le monde des phénomènes a pris fin :
Affaissement de la cage thoracique, asphyxie, effondrement de l’ego
Mort physique, mort clinique, corps lacéré, ensanglanté, 6 plaies
Pourtant l’esprit demeure…
Imagine ce corps revenant à la vie, petit à petit
Chaque cellule se remémore, encodée et enrichie d’une histoire anté-christique
Une seule porte d’entrée dans et pour l’éternité, un reflet…
cinq voies sans issues, impures, qui retiennent prisonnier du temps
rien de figé, chaque seconde une tentative de se racheter, de re-jouer, se purifier.
mystère de la résurrection du Corps, impliquant celle de ses cellules souches...
(Nov 2006)
23:15 Publié dans Jean-Plume 2004-2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : souffle, verbe, mental, vivant, face de dieu, crucifixion, plaies
Les apparences sont trompeuses
Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours choisi, de façon à demi consciente, des niches, à tous les niveaux.
La spiritualité en est une, si on la considère d’un point de vue christique.
Est-il utile de rappeler ici le triste sort qui lui fut attribué, hier et aujourd’hui encore ?
Il est évident que la relation tissée avec le Maître relève de l’indicible et du profondément intime
Les seuls points susceptibles d’être relatés concernent la compréhension du mystère de la Déité en l’homme
Et, signe des temps, cette vérité n’intéresse de nos jours presque plus personne
Tant l’immédiateté est de mise, tant la patience n’a plus prix, tant la perspective du chemin semble aride voire amère.
Néanmoins, parler d’autre chose reviendrait à renier mon être
Et il n’est pas question de se travestir ici pour un menu fretin
Je saurais donc me passer de ce que la chaleur humaine nécessite de contrepartie tue
La solitude ne m’est pas inconnue et je m’accommode somme toute assez bien de la Présence du Vide en moi.
Ce n’est pas sans regrets que j’eus souhaité touché plus d âmes
Mais les temps actuels sont, je le comprends, plus propices au tout extérieur
Tout du moins à ce qui détourne de l’essentiel et promets monts et merveilles ainsi que preuves tangibles et rapides.
Choisir une niche n’est pas synonyme de tranquillité mais plutôt de lutte acharnée
Il arrive cependant qu’un jour on finisse par ne plus espérer et que l’on renonce à ce qui était convoité
En sacrifiant sa propre volonté, on peut se sentir abandonné, mais derrière un mal parfois se cache un bien.
Et marcher dans des tréfonds inconnus peut paraître non conventionnel, mais les voies du Seigneur n’ont pas toujours la forme que l’on imagine.
J’ai toujours choisi une niche, comme ces chiens tenus en laisse, que le quidam juge malheureux, méchant ou apeuré
Fidèle et dévoué à son maître aux réactions imprévues et parfois violentes, d’aspect rude et bourru
Mais qui, une fois détaché de sa laisse, se rue sur les gens avec un trop plein de vie, pour leur faire la fête.
16:40 Publié dans l'année du XIII | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : niche spirituelle, déification, vide, volonté du père
25.01.2008
le ciel en Noùs
Ils se battent pour un livre comme des enfants se chamaillent pour un jouet précieux
Certains vénèrent l’objet, d’autres attachent un grand intérêt au contenu
Une troisième catégorie se désintéresse et de la tige et de la balle, ne gardant que le grain
La valeur d’un écrit, quel qu’il soit, ne résidant que dans l’esprit qui insuffle l’inspiration
Ils reconnaissent à ce signe l’origine et la parenté du scribe
« Ecrit vain », au sens historique du terme mais gravé dans la roche d’une cité pérenne au-delà de l’espace-temps
chaque homme sur cette terre a sa tanière et, dans le processus de repli sur soi que l’on vit actuellement
le recrutement bat son plein parmi les identités blessées, cassées ou fâchées. Le dernier label « banlieusard » vient d’ailleurs tout juste d’être estampillé…
je lance donc moi aussi une pétition pour regrouper les « fils de l'Homme » épars, qui n’ont pas encore trouvé de nid, sous la bannière d’ « être-anges » individus.
22:35 Publié dans le 7bis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, balle, grain, esprit, scribe, êtres-anges
21.01.2008
Identité
Trytique
I
Le verbe n’est pas pensé mais révélé
Il ne provient pas du cortex mais de la matrice
Le texte n’est pas écrit mais crié.
II
Les mômes font la nique aux adultes
Les enfants éduquent leurs parents
Ils sont la vie, le rythme et le son du monde Nouveau
III
La censure bat son plein
Les tribunaux se multiplient
Et pourtant il n’y a personne à saisir.
(Juin 2005)
JUSTIFICATION
Le monde me voit malade et souffrant
Pour mon bien, chacun souhaiterait que je devienne quelqu’un
Est-ce un crime de n’avoir besoin de rien ?
Je suis imparfait face à l’UN parfait
Dois-je pour autant LUI ressembler ?
Je préfère mettre chacun face au propre jugement qu’il porte sur lui-même
Aucun des chemins de sagesse de ce monde ne m’a séduit
Suis-je donc fou ?
Je ne fais rien qu’endurer l’attachement des croyances d’autrui
Il est de bon ton de ne plus croire en rien qu’en soi, de nos jours
La volonté est érigée en roi, la reconnaissance en reine
et jamais tant de violence n’a poussé de la branche gauche de l’arbre du monde
(Déc 2006)
Etre conscient est le but ultime de l’ego et l’ambition du plus grand nombre.
Intégrer le subconscient est une impulsion du Soi et le devoir de tout chercheur de Vérité.
(Sept 2006)
22:15 Publié dans Jean-Plume 2004-2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.01.2008
Chroniques des derniers temps
Le mal du siècle est la faim
Vouloir tout et tout de suite
Fruit véreux de la société de consommation.
Celui qui s’arme de patience
Et éprouve son endurance
Est rarement déçu
Car il sait que tout arrive à temps
Au moment juste de la maturité
Ainsi en va t’il de la connaissance de soi
Qui est la Co-naissance en Soi.
(Août 2005)
Il est temps au Nouveau
Jalouser, envier, aller jusqu'à tuer même, histoire de ne pas plier, rester digne, stoïque face à quelque chose qui nous dépasse, qui outrepasse nos limites et l’univers du connu dans lequel on se sécurise…
L’homme est un bien curieux prédateur qui refuse de souffrir outre mesure. Fier et orgueilleux, il ne s’incline plus devant aucun principe supérieur, excepté l’image glorieuse et triomphante qu’il s’est faite de lui-même.
Folie de l’homme, stade terminal de son évolution avant la reprise en main des rênes par l’Etre originel, seul salut possible pour éradiquer à jamais la soif de perdurer à travers le "continuum espace-temps".
(Août 2006)
Le temps des chiens
La défense du territoire est un exercice dont l’homme est passé maître : des banlieusards aux bourgeois, des salariés du public aux artistes reconnus…Et que dire de ces regards voilés d’ombre qui en disent long sur la façon dont on considère autrui comme un bien !
Mon, ton, sa ; ma, ta, sa…montons ça au pinacle de ce siècle comme des siècles passés !
A quoi ressemble l’homme qui se sécurise dans son corps et en fait un bunker ?
A qui ressemble l’homme qui met sa foi, sa confiance ou son amour dans la chair ?
L’enfer est bien sur terre jusque chez les plus démunis qui défendent bec et ongle leur miche de pain offerte gracieusement par le dernier des quidam.
Pauvre terre ! Pillée, souillée, privatisée…c’est à moi, à moi…à moi !
A qui appartient la terre en vérité ? Qui sont les maîtres de ces corps qui déambulent hagards dans les rues mornes des villes ?
L’homme se croit le maître intérieur, mais en vérité, nombreux sont ceux qui se succèdent au perchoir à chaque seconde pour s’auto-proclamer roi de la contrée.
Ceux qui sont en quête savent combien "Etre Présence" demande en terme d’abnégation, de luttes intérieures et de souffrance volontaire…pour disparaître illico tant qu’en soi ne s’est pas véritablement cristallisé le Moi véritable.
J’ai bien peur que l’homme ne prenne pas encore bien la mesure des abominations qu’il est en train de commettre, avant tout envers lui-même, en oubliant le sens véritable de son existence sur terre.
Je rappelle juste, pour ceux que cela intéresse encore de nos jours, que LA PRESENCE est à la fois vide absolu mais aussi et en même temps paradoxalement MEMOIRE de L'UNIVERS...
(Jan 2007)
21:35 Publié dans Jean-Plume 2004-2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.01.2008
Lettre de motivation
Mentir, tricher, médire, maudire, dénoncer, marcher sur et dézinguer
figer autrui dans une vision froide et dénuée de toute part de mystère,
le considérer comme une simple mécanique, manipulable à souhait
et réussir, réussir à tout prix, fort d’un jugement porté haut de sa tour d’ivoire
fais ce que je te dis mais tais ce que je fais, en secret
je souhaiterai faire de toi mon allié, tu m’es cher
aime-moi comme je t’aime, à temps partiel ou par intérim
regarde ce monde et vois comme tu n’as pas le choix
dominant dominé, prédateur et proie, bataille pour l’énergie
l’homme n’est plus… A t’il jamais été ?
S’est-il un jour élevé de sa condition animale ?
Instinct de survie, possession à outrance, peur primale, haleine de bête…
Postuler au ministère des relations humaines ? mais pour quoi faire ?
L’Amour Inconditionnel est mort un jour de printemps
Et l’humanité de porter ce poids de la faute, à jamais ?
Nous aspirons à, mais nous ne le méritons pas, nous, pêcheurs !
La sentence est de mise, le jugement a été prononcé il y a bien longtemps
Le secret a été emporté dans la tombe
Et seuls les morts peuvent parler du Vivant
Mais qui entends ?
Beaucoup parlent au nom de, mais peu connaissent le Père en vérité.
Monde déshumanisé à souhait, je pleure sur tes ruines de sentiments
Ils peuvent bien venir, les beaux parleurs, loups et autres rampants de la terre
Je reste motivé, flexible, autonome et caméléon : simple comme dire bonjour.
02:10 Publié dans le 7bis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.01.2008
toucher la cible
En s’amusant,
en réfléchissant
en se concentrant
ou tout simplement en patientant
comme l’on cueille un fruit arrivé à maturité
qui suscitera au moins un oui ou un non
Mais lorsque le moi est réduit au silence
du tréfonds de l’être naissent des mots
qui ne parlent que d’abandon aux multiples réactions
22:55 Publié dans le 7bis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.01.2008
le message de la jarre de cristal
Derrière le miroir sans teint, il y a forcément quelqu’un
Sinon les réactions suscitées ne seraient pas si contrastées
Les plus humbles acceptent le reflet en souriant,
Unifiés et pacifiés pour la plupart, ils semblent re-connaissants
les faux-semblants ne vous dévisagent qu’en maudissant
doubles, ils ne supportent pas le poids reflété de leur tâche non assumée
Derrière le miroir sans teint, il y a peut-être quelqu’un
un œil qui voit, au-delà des apparences et se réserve le droit de juger
sans doute parce qu’il est qualifié, tel un jardinier
pour distinguer le bon grain de l’ivraie
La plupart nieront et auront le sentiment d’avoir rêvé
Remettant au lendemain le polissage de leur rouille cu'ivraie
Mais l’esprit averti prendra l’insolent insolite comme un signe
Se reconnaissant, il sera connu : le cône naissant le fera co-naître
23:15 Publié dans eschathéologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.01.2008
Le Son du Silence
PRE-TENSION
Je suis le Roi de l’Expire,
Ne me comptez donc pas parmi les négateurs
J’atteste qu’IL fait revivre les morts
Que SON souffle donne la Vie.
Il est des choses que je ne puis dire
Au risque d’être taxé de menteur.
Plutôt que de dire la Vérité,
Je préfère me taire et laisser parler l’Heure.
Sachez que je n’ai encore rien dit
"Personne" sur terre n’est subversif dans ses propos
Ce sont les silencieux qui agissent, sur le terrain, en vrais héros
Leur présence et leurs actes sont au-delà de ce monde.
Sortir l’artillerie lourde ?
A quoi bon quand on ne craint personne ?
Je n’ai pas peur des bombes
Mais de SA main et de SON châtiment qui s’abat sûrement.
(fev 2005)
Je suis condamné à cacher une part du secret qui réside en mon sein
Le dévoiler reviendrait à passer pour un prétentieux, un menteur, un imposteur
Cruel dilemme, qui, s’il était résolu, m’ouvrirait sans doute de nombreuses portes
Mais allez savoir pourquoi, je préfères de loin le confort de l’anonymat et du mépris
Ce que je dis parfois est en soi déjà assez explicite pour tout chercheur de vérité
Il suffit de reconnaître d’où provient la voix pour comprendre ce qu’elle n’est pas
Je reste un fantôme invisible aux yeux de ceux qui ne connaissent pas l’au-delà
Au dedans et à l’extérieur de Soi
Je suis ce jardinier qui pratique la culture des vers à soi
(dec 2005)
23:30 Publié dans Jean-Plume 2004-2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

