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29.09.2008

Transfiguration

 

L’Esprit de Vérité n’est pas une chose que l’on s’accapare
Il est universel et n’appartient à une aucune chapelle
Aimer c’est Le laisser advenir puis Le laisser partir
Le Temps véritable n’est que l’intervalle s’écoulant entre deux touches de grâce
Le travail véritable commence dans la vigilance entre ces deux espaces temps
Des actes sont attendus afin d’éviter de remplir l’outre vide avec du néant.

 

Reconnecter le Vivant c’est sortir du monde pour recouvrer l’intimité de l’essence ciel
Faire l’effort d’écrire c’est se souvenir de bribes d’éternité, rayons d’un cercle tournés vers le point foyer
Transcrire le Verbe c’est devenir le scribe d’un Esprit de sagesse et propager Ses flèches ardentes vers l’univers
Le lien entre le point et l’infini ? des vagues d’éternité en cascades, des droites spiralées centrifuges,
Des brandons de lumière, sourires de l’Eternel, dévoilant la victoire sur le Temps et sur la Mort.

 

 

Sur le fil

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A tous ceux qui suivent l'Archange...

 

Chacune de mes notes est inspirée par une voix intérieure impérieuse.

Depuis que l’Aide céleste a pris Corps, depuis le pacte d’arrimage,

Il n’est pas un jour sans que des paroles d’un autre Age prennent forme,

Eclipsant aisément les pensées mondaines et autres banalités.

C’est une autre réalité qui m’est montrée, celle qui de tout temps Est :

Une vision qui décape les masques et autres convenances ou bienséances.

Les prophètes n’ont jamais prédit l’avenir, mais parlé du Présent, en Vérité,

Ce qui apparaît clairement lorsque le voile de l’existemps tombe,

Et que la volonté pour soi est anéantie, au profit d’une capacité d’être en Soi.

Le temps des prophètes n’est pas révolu, c’est maintenant qu’il opère à plein.

En dehors de l’espace-temps, un royaume se découvre, lumineux et clairvoyant.

 

 

28.09.2008

Ondine


Je suis en feu

Pour le retour de mon roi

Ne me dévisagez pas

Vous ne me verrez pas

Derrière le masque de ma personne

Je ne suis qu' amas de lumières

Aux scintillements phosphorescents

Et c’est de joie que mes yeux pleurent…

 

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A l’image du Monde, mon reflet est tout contenu dans un œuf primordial

Je suis cette silhouette aux courbes harmonieuses qui se rit de l’ombre

Mon ventre irradie d’une lumière cent fois séculaire et son fruit est désir

Je suis un secret en gestation prolongée, mais déjà je perce le contour des cadres policés

Lors du changement de focal, tu reconnaîtras en moi celle qui de tout temps était rêvée.

(Mars 2007)

 

 

27.09.2008

EVE VEILLE

 

EVA SION

Je dormais éveillé
J’imaginais un monde nouveau
Je l’avais à ma portée
Quelques bribes de visions éparpillées
Couchées sur du papier éléctronique
Elucubrations de ma pensée
Comme une matérialisation projetée de l’ âme sœur

Etait-ce moi qui l’avait révée
Ou était-ce elle qui m’avait inspirée ?
Mon cœur portait le deuil
Mon œil droit s’était réveillé pour la guerre
Le sien reflétait l’éclat du soleil
Son cœur le berceau de la joie

De retour du séjour des morts
Où les petits " moi-je " nous avaient trop tôt enterrés
Nous nous étions retrouvés
Œil pour œil, pied pour pied, mains pour mains…nos corps savaient
Restait l’Amour à vivre, le deuil à enluminer…de chair.

(Oct 2006)

 

 

La fille du ciel

Je suis ton corps, tu es ma tête
Si je suis ton corps, il tue ma tête
La suie de mon corps te fais virevolter à tue-tête

Je suis encore dans ma tête, tu es cœur
Je cherche mon cœur tant que tu me tiens tête
Je te connais par cœur, depuis que tu hantes ma tête

En tête-à-tête je deviens cœur
Cœur à cœur, la tête prend corps
Plus de rancœur, accord parfait : Entête

(jan 2007)

 

 

26.09.2008

la mutation trine

 

Nous ne sommes pas ces figurants en représentation, derrière notre apparence campe une Présence
L’hydre aux milles visages n’est plus. Avoir accepté le pacte de la mort nous a fait renaître originel

Nous sommes debout au milieu des gravas, vestiges vivants d’un monde à l’agonie
C’est tout un univers de certitudes et d’habitudes qui s’en va. Le passé meurt à lui-même.

Nous sommes des ponts qui accompagnons la mutation de la terre sur son orbite céleste
C’est un nouveau paradigme qui demande à naître : des corps unifiés à leur moitié d’éternité.

Nous sommes les gardiens de nos propres tombeaux et détenons la clé de l’ouverture à l’intériorité
Accomplissement des anciennes prophéties, nous sommes les pionniers de la future humanité ressuscitée

Nous ne scrutons plus les textes antiques sacrés, nous les vivons par l’éveil de l’œil de la Vision
La terre est moissonnée sous nos yeux en feu, tels des ouvriers affinant la fine pointe de l’âme de l’outil.

 

 

23.09.2008

we, the people

 

Quelque chose se passe : une jeunesse s’organise

Blacks, Blancs, Beurs, autodidactes de l’éducation

Un peuple se lève, armé d’un « savoir-fier ».

même si la censure est présente, l'information circule

les éveillés des temps passé ne sont pas morts en vain

et les pionniers du Nouveau Monde portent enfin des fruits.

Des gens d’en bas affrontent à bras nus les gens d’en haut,

Tels David s’en prenant au front de Goliath.

En quête de liberté, ils réclament le prix du sang

Aveuglement et servitude tombent en désuétude

Un rythme de vie, une volonté de rester digne, de l’énergie à revendre…

Une révolte sourde et juste gronde, elle vient de l’underground

 

 

Le Nom secret

 

Quelque part, en dehors de l’espace et du temps, existait une contrée dévastée, un royaume d’une extrême pauvreté.
Ses animaux dépérissaient, ses arbres étaient émondés, ses pierres desséchées.  Seul un petit d’homme habitait ce pays. Il y était né et avait survécu au milieu de la pénurie et de la sauvagerie ambiante.
Pour son confort, un esprit guide venait quotidiennement lui rendre visite afin d’apaiser ses peurs et ses angoisses, et lui susurrer quelques paroles de réconfort.

La venue de cet esprit guide donnait toujours lieu à de grandes réjouissances, car Sa présence illuminait véritablement la vision que pouvait avoir le petit d’homme sur son environnement. Ce qui pour lui était mort et agonisant reprenait vie à son contact.

 

Les moments de connivence étaient devenus des années et lorsqu’il eut atteint l’âge de la maturité, afin de sceller le pacte qui les liait tous deux, l’esprit guide l’emmena à l’orée d’une forêt touffue encore inconnue et le conduisit à un puits. Il  lui confectionna une corde faite de lianes végétales au moyen de laquelle il descendit dans la profondeur. Lorsqu’il revint à la surface, il était comme né de nouveau à la vie, revivifié par la source d’eau vive souterraine.

L’esprit guide lui déclara : « Désormais, tu as la capacité de monter et de descendre seul au fond du puits autant de fois qu’il te plaira. Cette source sera le lien entre toi et Moi en pérennité ».

 

Dans les temps qui suivirent, et sur conseil de l’esprit guide, le petit d’homme, lorsqu’il retombait dans les affres de la mélancolie, se rendait joyeux sur le chemin de la source, car il en revenait toujours avec un cœur neuf, dépoussiéré de sa vision partielle des choses.
Avec le temps, il constata que ses allers retours incessants avaient pour conséquence, non seulement de le transformer lui en profondeur, mais aussi de redonner vie aux plantes, aux animaux et aux pierres. C’était comme si la nature se réveillait d’un long sommeil à son contact.

L’Amour et l’infini gratitude que portait le petit d’homme à l’esprit guide ne faisait que grandir face aux merveilles qui ne demandaient qu’à éclore sous ses yeux. Plus le temps avançait, plus il se sentait joyeux, vivant, étant redevenu identique à sa nature originelle : sauvage.

 

Il avait tissé des liens d ‘amitié fort avec tout ce qui l’environnait, à l’image de l’association qui le liait à jamais à l’esprit guide qui, un beau jour, lui révéla son Nom secret: « Je suis connu sous plusieurs appellations dans différentes contrées de l’univers. Mais pour toi qui est né sur cette terre, et pour qu’en prononçant mon nom tu sois à l’image sur terre de ce que ce que Je suis en vérité dans l’éther, Je suis et serai le Chatman !

 

 

20.09.2008

L'île

 

Je laisse aux autres le soin de m’analyser et de me décortiquer à souhait
Je n’ai pas de temps à perdre avec des paroles et attitudes surgies de l’instant
Le « je » qui s’exprime est un Moi véritable qui n’est pas amoureux de l’homme
A la fois fidèle et jaloux, Il n’a pour seuls amis que ceux qui sont nés de l’esprit

 

Je respecte par dessus tout CELUI capable de contrecarrer la volonté de l’humanité
Devenus grands, les moins capricieux des enfants ont le pouvoir d’agir vraiment
A rides sont les visages où les graines n’ont pas été semées dans les greniers du ciel

 

Versatile l’homme qui ne voit que d’un œil le sceau de Salomon Lui percer l’âme
La vigilance est de mise partout où règne le tyran ballotté dans les flots tumultueux
Celui qui ne s’allie pas avec le vent reste une proie facile lorsque les radeaux coulent

 

Le temps vient où les règles de bienséance n’auront plus cours, au terme de la moisson,
Lorsque les piliers de la civilisation seront à jamais brisés, l’homme et ses œuvres rabaissés
Le dialogue courtois cessera et les paroles putassières seront réduites au silence, comme entête.
Seul un îlot émergera de la montée des eaux et tous regarderont se noyer leurs vaines oraisons.

 

 

18.09.2008

Besoin d'un titre ?

 

Le mépris est une maladie consistant en une inflation et dégénérescence de la personne.
Coupé de la source, oublieux de sa nudité, le poisson enfle et devient poison
Aussi loin de la Divinité que le sénile l’est de l’enfant, la graisse entoure le cœur
Et c’est tout le corps qui devient avarié, se croyant séparé du Tout et de tous
Nombreux sont ceux qui se font repérer par un simple manque d’attention
tête farci de savantes et sages paroles mais cœur loin de Dieu, fausseté dans la prophétie
ils ne trompent personne que les adeptes de la soumission, dévoués au culte de leur tête brûlée.

 

 

14.09.2008

La fin de la foi

 

L’esprit de solitude n’est une fatalité que pour celui qui ne se sait pas accompagné
La dépendance est une arme au service de la peur qui habite les soucieux de la chair


Le Christ appelle ici et là les épris de solitude et d’unité, en qui ce germe est latent
Soit ceux qui sont restés des enfants libres malgré les vicissitudes du conditionnement


C’est un pacte d’exclusivité à chaque seconde renouvelé, libre de toute attache
Un lien ne peut être qu’impermanent s’il est chancelant sur ses assises, non bâti sur le roc


Les soldats du Christ ne brandissent ni les armes ni les coups, le combat se joue dans le regard
Désarmant toute entreprise de démolition, Il renvoie à la certitude d’une existence dans l’au-delà.

 

 

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