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  • l'auton'homme

     

    Je ne peux pas faire comme si l'autre n'existait pas,
    Car le monde et ses affres est en moi


    Mon équilibre est instable et fragile comme le cristal
    Le Christ non révélé en toi et c'est la Bête qui emboîte le pas


    Les assassins de l'Amour ne ressentent pas
    Ils sont morts et déracinés deux fois


    Seul, je ne suis ni ne sais rien
    Ma parole est monnaie de singe et lapalissade


    La Vie véritable est en Lui et par Lui
    Le verbe de Dieu est nourricier et matriciel


    Sur la terre cheminent les vivants et les morts
    La raison ne sauvera pas ceux qui n'ont pas Cela


    Le Christ est venu en rançon pour le monde
    Mais la majorité n'a que faire de l'Eau de source


    La plupart se contentent des prévisions de surface
    Et sont dépendants les uns des autres de leurs provendes


    La fin est comme le commencement : tout revient à la racine
    Le dévoilement émonde les écorces successives jusqu'à la sève


    Bienheureux ceux qui, de leurs vies, ont bâti sur le Roc
    Ils ne seront point ébranlés par la Moisson...

     

  • Vision d'outre tombe

     

    Dans toutes les villes et les villages, c'est partout la même...misère
    L'endormissement gagne les masses et les vivants sont épars, vigilants
    Le sourire a quitté les visages et c'est la ténèbre qui gagne les corps déambulants

     


    Les damnés sont conscients et volontaires, donc pas de regrets
    L'étouffement par strangulation est le châtiment des oublieux de Dieu
    Et l'atmosphère est étouffante et l'air se raréfie et les poumons halètent

     


    Les regards sont vidés, les visages sont ridés et les âmes dénigrent les corps morts
    Reste à se remplir pour oublier le vide qui consume les personnes de l'intérieur
    Pour beaucoup, le ver est dans le fruit alors que notre fruit est un ver, lumineux
    La biologie n'a plus de secrets pour celui qui marche droit, selon la Volonté du Créateur

     


    L'orgueil des nantis les fait se sentir responsables du marasme et désastre ambiants
    Mais ce dont ils se moquent ne manquera pas de les surprendre, par surprise
    Car de l'intérieur, une force nous meut et nous revivifie chaque jour un peu plus
    Et c'est l'acuité de la vision qui devient l'arme de destruction, aiguisée comme la lame

     


    Les jours sont nuits et pourtant jamais l'Ami ne sommeille
    Tout meurt, dans ce Corps et dans ce Cœur, seule la Face de Dieu reste pérenne
    Nous expions la fange tandis qu'ils la respirent, pour se sculpter de l'intérieur
    Partout la même...misère : idolâtrie, orgueil et sensation d'éternité...