27.01.2008
Résurrection
Souffler sur les braises
Devenir souffle
Inonder les montagnes de pluie
Revivifier les contrées mortes
Redonner vie à la terre desséchée
Devenir souffle
Mettre le moi au service du Très-Haut
Oublier la raison pour s’abandonner à l’irrationnel
Etre noyé dans la masse et pourtant marcher sur l’eau
Devenir souffle
Accepter que la chair redevienne verbe
Fendre la graine et laisser poindre la lumière
Laisser croître les rameaux pour que s’y abritent les oiseaux
Devenir souffle
D’un regard éveiller l’endormi
D’un mot louanger l' Unique, le Sage
D’un mouvement exprimer la liberté.
(Fév 2005)
Les vivants
Les ravages du temps se lisent sur les corps et dans les cœurs
Les dompteurs de mental traversent les épreuves comme le vent
Identiques à l’âge de l’insouciance comme à l’approche de la mort
Ils se bonifient et reçoivent le don de transcender l’espace-temps
Une vie est comme mille, vécue au travers d’un regard flambant neuf
C’est ainsi que, de tout temps, les morts redeviennent vivants
(Déc 2005)
Misery-Corps-D'yeux
Nul n’a vu la face de Dieu tout en demeurant vivant
Jésus lui-même, par sa crucifixion nous a montré le chemin :
Est-il allé rejoindre son " Père " ou nous l’a t-il montré en vérité ?
Insoutenable imago pour certains, impossibilité chronique pour d’autres
L’existence, le monde des phénomènes a pris fin :
Affaissement de la cage thoracique, asphyxie, effondrement de l’ego
Mort physique, mort clinique, corps lacéré, ensanglanté, 6 plaies
Pourtant l’esprit demeure…
Imagine ce corps revenant à la vie, petit à petit
Chaque cellule se remémore, encodée et enrichie d’une histoire anté-christique
Une seule porte d’entrée dans et pour l’éternité, un reflet…
cinq voies sans issues, impures, qui retiennent prisonnier du temps
rien de figé, chaque seconde une tentative de se racheter, de re-jouer, se purifier.
mystère de la résurrection du Corps, impliquant celle de ses cellules souches...
(Nov 2006)
23:15 Publié dans Jean-Plume 2004-2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : souffle, verbe, mental, vivant, face de dieu, crucifixion, plaies
21.01.2008
Identité
Trytique
I
Le verbe n’est pas pensé mais révélé
Il ne provient pas du cortex mais de la matrice
Le texte n’est pas écrit mais crié.
II
Les mômes font la nique aux adultes
Les enfants éduquent leurs parents
Ils sont la vie, le rythme et le son du monde Nouveau
III
La censure bat son plein
Les tribunaux se multiplient
Et pourtant il n’y a personne à saisir.
(Juin 2005)
JUSTIFICATION
Le monde me voit malade et souffrant
Pour mon bien, chacun souhaiterait que je devienne quelqu’un
Est-ce un crime de n’avoir besoin de rien ?
Je suis imparfait face à l’UN parfait
Dois-je pour autant LUI ressembler ?
Je préfère mettre chacun face au propre jugement qu’il porte sur lui-même
Aucun des chemins de sagesse de ce monde ne m’a séduit
Suis-je donc fou ?
Je ne fais rien qu’endurer l’attachement des croyances d’autrui
Il est de bon ton de ne plus croire en rien qu’en soi, de nos jours
La volonté est érigée en roi, la reconnaissance en reine
et jamais tant de violence n’a poussé de la branche gauche de l’arbre du monde
(Déc 2006)
Etre conscient est le but ultime de l’ego et l’ambition du plus grand nombre.
Intégrer le subconscient est une impulsion du Soi et le devoir de tout chercheur de Vérité.
(Sept 2006)
22:15 Publié dans Jean-Plume 2004-2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.01.2008
Chroniques des derniers temps
Le mal du siècle est la faim
Vouloir tout et tout de suite
Fruit véreux de la société de consommation.
Celui qui s’arme de patience
Et éprouve son endurance
Est rarement déçu
Car il sait que tout arrive à temps
Au moment juste de la maturité
Ainsi en va t’il de la connaissance de soi
Qui est la Co-naissance en Soi.
(Août 2005)
Il est temps au Nouveau
Jalouser, envier, aller jusqu'à tuer même, histoire de ne pas plier, rester digne, stoïque face à quelque chose qui nous dépasse, qui outrepasse nos limites et l’univers du connu dans lequel on se sécurise…
L’homme est un bien curieux prédateur qui refuse de souffrir outre mesure. Fier et orgueilleux, il ne s’incline plus devant aucun principe supérieur, excepté l’image glorieuse et triomphante qu’il s’est faite de lui-même.
Folie de l’homme, stade terminal de son évolution avant la reprise en main des rênes par l’Etre originel, seul salut possible pour éradiquer à jamais la soif de perdurer à travers le "continuum espace-temps".
(Août 2006)
Le temps des chiens
La défense du territoire est un exercice dont l’homme est passé maître : des banlieusards aux bourgeois, des salariés du public aux artistes reconnus…Et que dire de ces regards voilés d’ombre qui en disent long sur la façon dont on considère autrui comme un bien !
Mon, ton, sa ; ma, ta, sa…montons ça au pinacle de ce siècle comme des siècles passés !
A quoi ressemble l’homme qui se sécurise dans son corps et en fait un bunker ?
A qui ressemble l’homme qui met sa foi, sa confiance ou son amour dans la chair ?
L’enfer est bien sur terre jusque chez les plus démunis qui défendent bec et ongle leur miche de pain offerte gracieusement par le dernier des quidam.
Pauvre terre ! Pillée, souillée, privatisée…c’est à moi, à moi…à moi !
A qui appartient la terre en vérité ? Qui sont les maîtres de ces corps qui déambulent hagards dans les rues mornes des villes ?
L’homme se croit le maître intérieur, mais en vérité, nombreux sont ceux qui se succèdent au perchoir à chaque seconde pour s’auto-proclamer roi de la contrée.
Ceux qui sont en quête savent combien "Etre Présence" demande en terme d’abnégation, de luttes intérieures et de souffrance volontaire…pour disparaître illico tant qu’en soi ne s’est pas véritablement cristallisé le Moi véritable.
J’ai bien peur que l’homme ne prenne pas encore bien la mesure des abominations qu’il est en train de commettre, avant tout envers lui-même, en oubliant le sens véritable de son existence sur terre.
Je rappelle juste, pour ceux que cela intéresse encore de nos jours, que LA PRESENCE est à la fois vide absolu mais aussi et en même temps paradoxalement MEMOIRE de L'UNIVERS...
(Jan 2007)
21:35 Publié dans Jean-Plume 2004-2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.01.2008
Le Son du Silence
PRE-TENSION
Je suis le Roi de l’Expire,
Ne me comptez donc pas parmi les négateurs
J’atteste qu’IL fait revivre les morts
Que SON souffle donne la Vie.
Il est des choses que je ne puis dire
Au risque d’être taxé de menteur.
Plutôt que de dire la Vérité,
Je préfère me taire et laisser parler l’Heure.
Sachez que je n’ai encore rien dit
"Personne" sur terre n’est subversif dans ses propos
Ce sont les silencieux qui agissent, sur le terrain, en vrais héros
Leur présence et leurs actes sont au-delà de ce monde.
Sortir l’artillerie lourde ?
A quoi bon quand on ne craint personne ?
Je n’ai pas peur des bombes
Mais de SA main et de SON châtiment qui s’abat sûrement.
(fev 2005)
Je suis condamné à cacher une part du secret qui réside en mon sein
Le dévoiler reviendrait à passer pour un prétentieux, un menteur, un imposteur
Cruel dilemme, qui, s’il était résolu, m’ouvrirait sans doute de nombreuses portes
Mais allez savoir pourquoi, je préfères de loin le confort de l’anonymat et du mépris
Ce que je dis parfois est en soi déjà assez explicite pour tout chercheur de vérité
Il suffit de reconnaître d’où provient la voix pour comprendre ce qu’elle n’est pas
Je reste un fantôme invisible aux yeux de ceux qui ne connaissent pas l’au-delà
Au dedans et à l’extérieur de Soi
Je suis ce jardinier qui pratique la culture des vers à soi
(dec 2005)
23:30 Publié dans Jean-Plume 2004-2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.01.2008
Le Sang du Christ
Je vis en toi
Et tu ne me reconnais pas
Je me montre à nu
Et tu me méprises, malgré toi
Tu parles de moi tout bas
Mais tu ne me crois pas
Lorsque je m’efface,
C’est pour que tu existes.
Mais tu préfères la servitude à la liberté
Et me montre l’étendue de ton pouvoir.
Homme, tu n’es qu’esclave de ton ego, sans lumière
Puisses-tu te dissoudre entièrement et devenir sang-lumière
(Nov 2004)
Sphère
Un jour, j’ai lâché Adam et la pomme maudite qu’il avait croqué.
J’ai cessé d’exister un instant, et celui qui précédait ma naissance est né.
Dès lors, un pacte me liait désormais avec mon frère de sang :
Je lui promis qu’un jour « Je » se dissolverai, pour LUI donner ma Vie et retrouver le lieu du repos éternel.
(Nov 2004)
Désormais je ne veux plus me prendre pour le centre du monde
La place est trop convoitée et ce chemin est le plus fréquenté
J’aspire juste à me fondre dans le centre de l’Univers
Ce chemin est le moins prisé car tout le monde a le désir d’exister
" Beaucoup se tiennent autour du puits, mais personne pour y descendre "
Quand le silence en moi se fait, c’est alors autrui qui parle à travers moi
Ceci n’est qu’une esquisse et une image de la maîtrise sur le mental
Mais quand il n’y a plus de sujet pour ergoter,
quand " je " se dématérialise et redevient liquide
quand la goutte rouge-sang rejoint l’océan de feu
personne ne connaît plus mon nom véritable
devenu légende morte-vivante à travers les âges…
Exception faite des petits enfants
(Nov 2006)
20:10 Publié dans Jean-Plume 2004-2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.01.2008
IL EST...
Ecrire, c’est mourir.
Coucher la pensée, déjà du passé.
Bribes d’un souvenir à décrire,
Se dissocier pour transcrire l’Unité
L’Être ne se laisse pas avoir
Fugace, Il se vit dans l’instant….
Quand l’eau d’en haut inonde,
en trombe, remplit le vase
un Rythme inhumain survient,
le Rythme de l’Un.
Impérieuse envie de Donner,
De rendre vivant ce qui est figé.
L’Esprit descend, s’ouvre la vision :
Eternel présent est.
(Sept 2004)
L'Arbre de la Vie
L’être nu se révèle à qui rejette la terre et son sang
Un fil ténu de lumière en constitue sa racine
Son excroissance plonge dans la profondeur d’une source d’eau pure
Située aux confins des terres et mers recensés
(Oct 2004)
Dieu est en vérité Miséricorde toute embrassante
l’homme est l’unique responsable de l’enfer qu’il crée et transmet
lorsqu’il s’érige à l’image de Dieu tout en restant dans une perspective dualiste
Il ne s’agit pas tant d’aimer Dieu que d’aimer tout, car Tout est de LUI
(Fév 2007)
21:00 Publié dans Jean-Plume 2004-2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.01.2008
l'Enfant-isme est ma religion
Children of the revolution
Connaissez-vous les enfants du ciel ?
Ces nouveaux-nés dont le corps est sacré ?
Les parents restent subjugués devant tant de beauté…
Et que dire de leur sagesse innée ?
Ils viennent hériter de la terre pour vivre les jours de paix,
Ils viennent ravir les cœurs de ceux qui ne sont pas encore éveillés.
Nouvelle création, ré-création au sein d’un jardin d’enfants !
L’univers entier est aux aguets et la terre redevient le centre d’intérêt,
Lieu saint, préparé de toute éternité…et dire que certains passent à côté !
(mai 2006)
Créer est un jeu d'enfant
La vie est un jeu de l’égo
Brique après brique, on se construit sa forteresse
Dans le seul but de se cacher, de se protéger.
L’enfant qui n’a pas encore de murs
Imagine à quoi pourrait bien ressembler son monde
Il garde en soi le pouvoir de créer.
(Mai 2005)
Le secret des enfants
interdit aux plus de 6 ans
Les gens raisonnables m’ennuient !
Ils se prennent tous pour des personnes importantes,
Dignes d’égards, d'intérêts, de considérations et d’attentions de toute sorte.
Je leur laisse souvent le loisir de se mettre en valeur, en avant,
En redevenant consciemment un petit enfant chétif, innocent et simple...
Et les voilà à prendre le pouvoir avec un ton arrogant, débitant leur morale normative avilissante à deux francs,
Tous prisonniers qu’ils sont, et dévoués au culte de leur égoïsme tyrannique.
En ces temps de contrôle accru, il ne fait pas bon d’être petit dans ce monde de grands.
Heureusement qu’entre nous, on se reconnaît et se comprend encore en silence,
Pour échanger en cachette, alors qu'ils sont accaparés par des événements certainement très importants, un sourire de connivence joyeux.
(Nov 2005)
18:00 Publié dans Jean-Plume 2004-2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.12.2007
SchyzoChristique
Reprise 2 têtes
Il n’est rien de réel en moi.
Quelques bribes de fantômes passés
Ressurgissent un temps pour faire loi
Mais dans l’ensemble, le silence est roi
Impassible, Il demeure, alors que tout meurt.
J’affiche une constance dans l’existence
Des repères imagés où chacun peut se projeter.
Ma face n’est qu’une interface recréée
Elle est tissée de rêves obscurs et lumineux
Autant de visages que de mémoires effacées.
(Avril 2006)
un secret bien gardé
Peu m’importe le regard porté sur ma personne
J’accepte tout étiquetage sans besoin de me justifier
En moi, de multiples personnages, tous plus illustres les uns que les autres
Chacun a sa spécialité, chacun me voit à la lumière de sa grille de lecture
Pourtant aucun d’eux n’est parvenu à ce jour à percer le mystère du Vivant
La raison et ses convictions s’arrêtent là où s’amorce le précipice, lieu de Son avènement
Et tous sont balayés, renvoyés « petits enfants » à la source de leur émanation
Quand vient le Maître du Temps
Après plus de 2000 ans d’analyses, de théories et d’érudition savante
Rien n’a changé et l’homme n’est toujours pas parvenu à éteindre la Flamme
Nommer revient à se sécuriser dans une croyance ou une opinion pour vivre en paix
Et l’on peut se raconter ainsi des histoires toute sa vie
Réveillé est celui qui a cru en l’incroyable et qui a quitté les limites de la raison
Pour se découvrir cœur vivant là où tant, signe des temps, errent sans ailes en périphérie
(Jan 2007)
Ce néant d'être
La sagesse de Dieu est folie aux yeux des hommes
Il y a ceux qui prient et recherchent la compagnie de leurs frères en religion
Il y a ceux qui suivent un maître et recherchent l’agrément des hommes
Il y a ceux qui se prennent pour des dieux à force de révolution intérieure
Ici, pas de hauts faits d’armes : nuque brisé, cœur contrit, source tarie
Ici, pas de sursauts d’orgueil : la mort à chaque coin de rue, l’amertume pour pain quotidien
Ici, pas l’once d’une volonté de briller, d’être promu ou d’être reconnu
Juste agir en vue de se perdre, se renier, s’oublier dans les affres du mal d’autrui
Juste aller là où personne n’envie, là où tout le monde médit, là où chacun se raidit
Dieu est à ce point de jonction où l’espoir faiblit et où le sage, horrifié, fait marche arrière
Dans ce néant d’être me parvient l’écho d’un murmure
Noyé au sein de l’inconscient collectif du monde, JE SUIS :
Il n’est plus de mur entre les ruminations du cœur des hommes et l’Ame du monde.
Le Mystère opère à plein tube et si je ne devinais autrui, je deviendrai étranger à moi-même
Mais la sagesse vient du Divin Maître Jésus-Christ, et Lui ne peut renier son Soi-même.
(Déc 2006)
21:30 Publié dans Jean-Plume 2004-2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27.12.2007
bouquet de fleurs
N’être ni écrivain, ni philosophe, et pourtant panser
A l’heure où certains pensent le monde, j’émonde ma pensée et œuvre au quotidien pour éviter qu’il n’implose.
Certains luttent contre des armes de destruction massive invisibles, d’autres combattent en masse contre des forces invisibles destructrices bien réelles
Parmi les justes, les savants occupent un rang supérieur parce qu'ils sont en quête
Etre Présence, c’est effacer toute trace de son existence
Je préfère mourir et renaître cent fois plutôt que n’être jamais mort : je ne suis pas ce prédateur qui tue pour rester en vie.
La faim du TOUT, c’est l’envie de rien
14:30 Publié dans Jean-Plume 2004-2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.12.2007
Passé...Présent...Futur
Ils ne veulent pas aimer, mais ils veulent qu'on les aime...
S’il nous arrive d’avoir le cou tendu et droit,
C’est à force de porter cette croix
Que beaucoup renient, mais qui leur sert pourtant de poutre.
Or Grâce à Dieu, notre foi arrive à déplacer des montagnes
Et lorsque nous rejetons votre pierre lapidaire
Que vous voudriez bien nous voir porter, comme vous, hautainement,
Nous avons le pouvoir de faire se ployer le bois
Puis de le bander dans un mouvement en cercle subtil
Et le voilà prêt à décocher ses flèches travaillées dans un creuset secret,
à décrocher tout fieffé menteur ou hypocrite
Doutant encore de la toute puissance de la pierre angulaire.
(Déc 2004)
Uni vers
La croix, c'est ma bannière
Je ne connais pas de station : chaque jour est à refaire.
De l'enfer au paradis, je gravis les échelons
Un rien peut causer ma chute ou mon ascension.
Je n'ai d'autres prétentions dans la vie que de Co-naître
Renvoyant dos à dos les acquis et certitudes des prétendus maïtres.
L'être humain est d'une complexité sans fin
On peut passer sa vie à étudier l'imperfection de ses rouages sybillins.
Mais bienheureux, celui qui, dans cette vie, s'est laissé rencontrer par le Vivant
C’est celui qui, au lieu de vouloir s'élever, a choisi la voie du renoncement.
Mystère de l'incarnation, au-delà d'un Dieu et d'un diable
Quand "je" s'efface et laisse l'Univers en soi prendre toute la place.
(Juin 2006)
Ce joug est ce qui me relie à la terre
Ce joug, je le partage avec mes frères
Par lui, le jugement opère, l’ombre devient lumière
Ce joug m’oblige à accueillir tous les êtres
C’est un devoir d’agir en toute équanimité
Afin que personne ne se sente lésé ou rejeté
Ce joug est une tâche librement acceptée
Même si quand l’autre tombe, c’est moi qui ai mal
Souffrance volontaire, affaissement de l’ego
Et ce joug me rendra libre
Le jour où il s’affaissera
pour ensemencer une terre nouvelle
(Fév 2006)
00:30 Publié dans Jean-Plume 2004-2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

