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27.02.2008
heureuse imperfection
Je n’écris la plupart du temps que sous l’emprise de la colère
Et celle-ci est atténuée sept fois avant d’accoucher en maux
Ici pas d’exutoire ni de règlements de comptes : un jugement veut prendre forme
Je ne relate que l’imperfection chronique puisqu’il m’est donné de voir la Perfection
Le discernement ne s’acquiert que par le feu de la pratique
Le quotidien est l’exercice au sein duquel les actes prennent racine
J’ai un problème avec l’ « imperfection heureuse » qu’on nous vend comme la Nouvelle perfection
Car en quoi le fait d’exister serait un prétexte à tous les péchés ?
L’habitude tue, comme la contrainte et l’obligation sous quelque forme qu’elle se terre
Le Principe de Perfection n’est pas une tâche ou un objectif inaccessible
Dans la liberté de créer est un droit et un devoir que peu d’hommes s’octroient
Et le monde agonise de tous ces actes subjectivement « bons », pratiqués dans l’oubli de soi
Ce qui est bon, c’est qu’ils aient peur à nouveau
Ceux là qui se vêtent de la mort et emprisonnent le Vivant, d’un regard ou d’un mot
Le rythme s’accélère et le freiner c’est empêcher ce qui doit advenir d’être
Continuer dans cette voie c’est provoquer l’inéluctabilité d’un châtiment sévère
Mais sans doute est-ce ce que veulent ces personnes : un réveil brutal sans retour à l’ancien possible
Dans ce cas, comptez sur moi pour être le trublion de vos fêtes et l’assassin de vos joies
19:16 Publié dans l'année du XIII | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : colère, jugement, perfection, imperfection heureuse, discernement, habitude, créer
17.02.2008
le culte de la performance
Je suis ce que je suis et non pas qui je crois être
Nombreux ceux qui s’érigent en juges injustes ou en tyrans notoires
Or un bâton a toujours deux bouts,
et les bourreaux d’un jour se retrouvent victimes le lendemain.
Mais il n’y a pas de victimes, juste des êtres irresponsables
qui, du libre arbitre, n’ont décidé de retenir que les droits.
pas étonnant donc que le mensonge soit roi
là où l’effort de sincérité et de vérité envers soi-même est faible voire inexistant
Ce n’est pas une personne fictive qui vous parle
même si j’ai choisi le couvert du pseudo–anonymat
dans la rue comme chez moi, je suis toujours à l’Heure
et ne m’invente pas une vie parallèle, tissée d’imaginaire
Il fut un temps où je dessinais des symboles
Aujourd’hui je les vis, je suis sur le chemin de mon devenir
Au-dessus de moi ne plane pas l’épée du jugement,
Et mon ombre me suit à la trace, fidèle tel un chien
la vie est comme un film dont Dieu serait Le réalisateur :
tout le monde voudrait avoir les premiers rôles
en criant : regardez-moi, ne suis-je pas bon acteur ?
tout ce que j’ai réussi, c’est à base de persévérance et de fausses croyances…
mais les bons acteurs ne jouent pas, ils sont eux-mêmes, nus
et ce qui est touchant est justement ce qui échappe au contrôle
c’est en cela que l’on reconnaît l’humanité comme la bonté :
accepter sa tâche c’est se débarrasser des masques de nos oripeaux.
08:50 Publié dans l'année du XIII | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : je suis, sincérité, vérité, Heure, symbole, devenir, jugement
03.02.2008
Ce néant de Dieu
Il y a un léger malentendu dans l’ « oubli de soi »
Et c’est juste une question de syntaxe.
Notre salut c’est l’oubli de soi, du « moi », le souci d’autrui.
Eux, ils ajoutent faute sur faute dans l’oubli du Soi :
Ce néant d’être, cet irrespect dans l’expansion de l’ego
Oublieux jusqu’aux règles mêmes de bienséance.
Dans l’établissement des comptes, ils augmentent leur crédit
Ils étouffent sans le savoir dans un bourbier sans fin, à hauteur de tête.
N’étant point accompagné, ils emmènent autrui dans la tombe
Mais cela est le cadet de leur souci…et ils se targuent d’être vivants,
Alcool et stupéfiants aidant !
Evidemment, ils font aussi partie du jeu, mais en fin de partie, ils seront game over
Une juste définition de l’homme serait : « toute personne qui s’identifie à son corps »
Ou plutôt celui qui se cache et se terre dans le corps,
Celui qui n’a rien amassé, de son vivant, dans le jardin du ciel.
La fin du monde a déjà eu lieu, puisque tout le monde est déjà mort
Les quelques rares survivants, puisque vivants par delà la mort
Sont les amis de Dieu, peu importe leur confession.
Ils sont ceux qui ont fait un pacte avec le ciel et ses agents
Si tu ne partages pas ce point de vue,
C’est que ton œil est terne, ta vision des phénomènes obscurcie
L’œil étant la lampe du corps, tu n’es pas loin d’avoir trahi !
14:30 Publié dans eschathéologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vivant, mort, corps, fin du monde, vision
l'enfant terrible
Jésus-Christ est la pierre d’angle de tout l’édifice.
Aucun texte sacré ne vient à bout de Son mystère.
La révélation de son identité n’est close pour personne,
Exception faite de quelques rares élus qualifiés de saints ou de mystiques,
Qui ont pu approcher en chair le miracle de son Incarnation.
Lui, le rebelle par excellence, n’accepterait pas d’être étiqueté
Ni d’être disséqué en quelques phrases ou mots,
Qui viendraient apaiser la peur et le danger qu’il inspire à la gente humaine,
En montrant sous de multiples formes, l’Amour du Père qu’Il portait en Lui.
Sa révélation, au sens apocalyptique du terme, ne sera que le dernier pied de nez
Qu’il jouera à la face du monde, renvoyant chacun à ses petites certitudes.
Lui le crucifié, viendra clouer l’orgueil et l’arrogance des hommes,
Tenant par là, non sa revanche, mais Son juste jugement,
Etant donné qu’il se tient désormais à la Droite du Père
Et qu’Il a déjà renié tous ceux qui, en son nom, s’attachent à la branche maudite depuis l’entête.
12:00 Publié dans eschathéologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jésus-christ, pierre angulaire, mystère, incarnation, Père, Amour, apocalypse

