22.10.2009

Au royaume des aveugles...

Vox Populi, Vox Dei...


J'en ai côtoyé, des blocs de certitudes pétris d'orgueil...
Qu'est l'homme pour se hausser ainsi au Jugement ?
L'élection d'un Roi se fait par assentiment d'un Chœur invisible
Et ce sont les visions d'au-delà qui restent légitimes en ce domaine

 

La démocratie a supplanté la divination
Et le plus grand nombre fait office de loi
Les chiffres sont le baromètre de la confiance en soi
Et le marketing est devenu le veau d'or moderne

 

En vérité rien ne changera car tout concourt à l'expansion du moi
La justice se fera par le réveil des anciens bâtisseurs
Et l'esclave aura peut-être une chance d'être promulgué maître
Pendant que les auto-proclamés dégringoleront des barreaux

 

Quant à moi j'aspire à n'être rien ni personne
Je veux être celui qui est mis au ban quand il est rehaussé
Et glorifié quand il est juste passable ou imparfait...
Que Dieu prolonge leur sommeil jusqu'à l'entre-déchirement !

 

19.10.2008

le Pacte

 

Le sang du christ est mémoire de la destinée de la prophétie

S’approcher du caillot, lieu et source du Verbe, c’est voir

Voyage dans l’histoire, éternel présent, là où le premier coup a été porté

Plus question de se cacher, la vision est action instantanée, reflet

L’assassin est assassiné, sa dague contre lui retournée, effroi de vérité

Le Corps est un puissant allié, en silence Il renvoie les filets

Celui qui niait la résurrection goûte au jugement implacable

L’Intelligence vient le chercher là où il pensait reposer en paix

A l’abri de tous, sans être jamais inquiété, il comprend trop tard

Que le crime contre l’Esprit, qui est Corps, ne reste jamais impuni.

 

 

27.02.2008

heureuse imperfection

 

Je n’écris la plupart du temps que sous l’emprise de la colère
Et celle-ci est atténuée sept fois avant d’accoucher en maux

Ici pas d’exutoire ni de règlements de comptes : un jugement veut prendre forme
Je ne relate que l’imperfection chronique puisqu’il m’est donné de voir la Perfection

Le discernement ne s’acquiert que par le feu de la pratique
Le quotidien est l’exercice au sein duquel les actes prennent racine

J’ai un problème avec l’ « imperfection heureuse » qu’on nous vend comme la Nouvelle perfection
Car en quoi le fait d’exister serait un prétexte à tous les péchés ?

L’habitude tue, comme la contrainte et l’obligation sous quelque forme qu’elle se terre
Le Principe de Perfection n’est pas une tâche ou un objectif inaccessible

Dans la liberté de créer est un droit et un devoir que peu d’hommes s’octroient
Et le monde agonise de tous ces actes subjectivement « bons », pratiqués dans l’oubli de soi

Ce qui est bon, c’est qu’ils aient peur à nouveau
Ceux là qui se vêtent de la mort et emprisonnent le Vivant, d’un regard ou d’un mot

Le rythme s’accélère et le freiner c’est empêcher ce qui doit advenir d’être
Continuer dans cette voie c’est provoquer l’inéluctabilité d’un châtiment sévère

Mais sans doute est-ce ce que veulent ces personnes : un réveil brutal sans retour à l’ancien possible
Dans ce cas, comptez sur moi pour être le trublion de vos fêtes et l’assassin de vos joies

 

17.02.2008

le culte de la performance

 

Je suis ce que je suis et non pas qui je crois être
Nombreux ceux qui s’érigent en juges injustes ou en tyrans notoires
Or un bâton a toujours deux bouts,
et les bourreaux d’un jour se retrouvent victimes le lendemain.

Mais il n’y a pas de victimes, juste des êtres irresponsables
qui, du libre arbitre, n’ont décidé de retenir que les droits.
pas étonnant donc que le mensonge soit roi
là où l’effort de sincérité et de vérité envers soi-même est faible voire inexistant

Ce n’est pas une personne fictive qui vous parle
même si j’ai choisi le couvert du pseudo–anonymat
dans la rue comme chez moi, je suis toujours à l’Heure
et ne m’invente pas une vie parallèle, tissée d’imaginaire

Il fut un temps où je dessinais des symboles
Aujourd’hui je les vis, je suis sur le chemin de mon devenir
Au-dessus de moi ne plane pas l’épée du jugement,
Et mon ombre me suit à la trace, fidèle tel un chien

la vie est comme un film dont Dieu serait Le réalisateur :
tout le monde voudrait avoir les premiers rôles
en criant : regardez-moi, ne suis-je pas bon acteur ?
tout ce que j’ai réussi, c’est à base de persévérance et de fausses croyances…

mais les bons acteurs ne jouent pas, ils sont eux-mêmes, nus
et ce qui est touchant est justement ce qui échappe au contrôle
c’est en cela que l’on reconnaît l’humanité comme la bonté :
accepter sa tâche c’est se débarrasser des masques de nos oripeaux.