24.08.2008
les premiers seront les derniers
Le Fils de l’Homme n’a nulle part où poser Sa tête, car
Sa parole, le Verbe, est un flot jaillissant d’une source légendaire
On ne peut s’y attacher, ni même tenter de la disséquer, elle échappe.
Or de nos jours personne ne croit plus aux mythes que dans les rêves
Il existe différentes attitudes de la part du sujet, à l’égard d’une parole écrite
Il en va comme de l’ascension d’une montagne : certains visent le sommet et s’extasient,
D’autres s’arrêtent sur une crête, profitant d’un rayon de soleil pour bavarder et parader
Mais peu choisissent d’y descendre en Rappel, pour y découvrir la profondeur de la source cachée
Quand le temps est maussade, le Fils de l’Homme se tourne vers la nature
La seule à se réjouir de la pluie, afin de croître et de grandir en superbe
Les forces antagonistes cessent de l’être lorsqu’on les accompagne dans leur chute
La critique permet toujours de s’élever, et de duelle, la vision s’unifie sur le socle de l’Amour
Celui qui touche la cime se doit d’explorer les bas-fonds s’il veut continuer à vivre
En ce sens, la Croix est un sacerdoce qui demande à ce que le service rendu soit total
Il n’est pas de castes ou de degrés sur le chemin, chacun est égal à l’Oeil de celui qui voit
Embrasser la misère affective est un devoir qui cloue l’orgueil au pilori des doléances.
01:16 Publié dans l'année du XIII | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fils de l'homme, verbe, source, rappel, nature, amour, service
01.08.2008
Pirouette
Très peu sont nés d’en haut. La pupille de leur œil n’est pas connectée au Vivant
Le dedans est rempli de fiel de rampants et au-dessus d’eux veille un spectre effrayant
Aussi à force de contempler le néant, soit ce qui à jamais redeviendra poussière
Je m’accommode tant bien que mal de mon œil valide, bienheureux que je suis
Que ma force ne réside pas dans mes jarrets, par la grâce d’une nuque un jour brisée.
La circoncision du cœur n’est plus pour moi un mythe et les chemins orgueilleux me sont désormais bannis
Est-ce prétentieux de connaître de façon succédanée la hauteur, la largeur et la profondeur de l’esprit ?
C’est la voie de l’humilité contre celle des regards hautains, des idoles défigurant le Sans Forme
Le monde est une jungle et rares sont les pas qui ne s’aventurent pas en chemin miné
Ça et là sont tendus des filets, partout où est attiré mon regard gisent des pièges disséminés
Certains parlent juste pour parler, d’autres utilisent le langage pour te coincer
L’hypnotisme de masse fait des ravages et les gens endormis ont pour invective de tuer
D’aucuns disent qu’un complot est à l’œuvre, que c’est maintenant que la malédiction opère
Il est vrai que l’air se raréfie, que certaines présences asphyxient, tant que l’être dort
Mais le Plan est bien huilé et lorsque le Nom s’inscrit en lettres d’or, sur le cœur et le front
La faune oublie et lâche ses remparts de peur et, docile, s’avance à pas feutrés, tels des nouveaux nés
« vous tous êtes des dieux », qu’est-ce à dire ?
Que le monde s’organise autour de celui qui de deux fait l’un
Miséricordieux et patient est le Seigneur, même s’Il n’oublie rien
Il ne frappe jamais tant qu’un doute persiste, tant qu’une éclaircie subsiste
Si l’Amour ne règne pas, si le Très-haut ne souffre pas pour toute Sa création
Jusqu’à ce que la raison s’efface et que le cœur soit plein, c’est qu’une illusion subsiste encore
S’oublier soi-même c’est transcender l’état d’homme, jusqu’à ne plus exister
09:52 Publié dans l'année du XIII | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oeil, circoncision du coeur, esprit, pièges, malédiction, plan divin, amour
14.05.2008
Visages
C’est la période où il est donné à celui qui veut prendre et pris à celui qui veut donner librement.
le don gratuit de soi est soumis à condition voire empêché et peut-être même bientôt interdit car suspect
Alors qu’à ceux qui recherchent honneurs et reconnaissance, il est donné abondamment, parfois de façon servile.
Qu’on me comprenne bien : la ségrégation de race est un leurre, le peuple opprimé n’a pas de couleur
Ou plutôt, ce peuple a toutes les couleurs, y compris la blanche immaculée et voilà sans doute ce qui dérange…
Le drame et le signe de heurts et de l’Heure c’est la progressive extinction de l’Etre, mais personne n’en parle !
Or l’être est de Dieu ce qui signifie en soi la plus grande offense jamais infligée à une partie infime de la création.
Faut-il croire encore à une nouvelle Miséricorde là où il est question de dettes et de créances de sang ?
Les incroyants sont-ils à ce point impatients d’accélérer la fin de tout, privés à jamais d’Amour et de joie ?
En vérité, je crains le Créateur car je sais que Sa Justice sera implacable, froide et violente pour tous ces gens
Et ma prière n’est que pour ces âmes amies et aimées, ces justes désireux d’apercevoir un jour la Face de Dieu.
Jésus est venu pour tous et a assumé jusqu’au bout son statut divino-humain. Or combien le chérissent de fait ?
On le voit hippie, shaman, gentil et candide…c’est oublier le glaive de Justice qu’Il est venu apporter,
Cette coupe qu’Il eût souhaité qu’elle passe loin de Lui et qu’Il savait devoir boire pourtant un jour avec les siens, ses élus,
le jour où elle serait pleine jusqu’à la lie de toutes les iniquités et autres ordures à l’odeur de fiel que le monde eut porté...
19:38 Publié dans l'année du XIII | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : don, heure, extinction de l'être, créances de sang, amour, justice, prière
31.03.2008
Cinquième soleil
Au-delà des classes sociales, le vécu singulier rassemble autour d'une vision commune.
Ceux qui ont été humiliés dans leur coeur, les coutumiers de la souffrance,
Tous se retrouvent avec un Amour qui n'a pas encore de Nom, diffus...,
et ce même besoin ou envie de donner, pour la postérité, afin de faire la nique aux murailles.
La Parole n'a pas d'âge. Quand elle s'exprime et touche, elle provient d'une Ame.
Pour ceux qui savent l'écouter, sans mettre de mots, elle force le respect.
Ici même ne comptent ni le bagage, ni le langage, ni ce qui a été bâti.
La force de l'âge n'est qu'un critère humain pour définir celui qui est sage.
A l'ombre du Show-business se dressent d'authentiques éveillés sans aucun maître,
et c'est le monde qui reste sans voix face à tant d'imprévu :
ces nouveaux venus qui déroutent des plans depuis longtemps établis.
15:29 Publié dans Actualité culturelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vécu, vision, humiliation, souffrance, amour, donner, âme
03.02.2008
l'enfant terrible
Jésus-Christ est la pierre d’angle de tout l’édifice.
Aucun texte sacré ne vient à bout de Son mystère.
La révélation de son identité n’est close pour personne,
Exception faite de quelques rares élus qualifiés de saints ou de mystiques,
Qui ont pu approcher en chair le miracle de son Incarnation.
Lui, le rebelle par excellence, n’accepterait pas d’être étiqueté
Ni d’être disséqué en quelques phrases ou mots,
Qui viendraient apaiser la peur et le danger qu’il inspire à la gente humaine,
En montrant sous de multiples formes, l’Amour du Père qu’Il portait en Lui.
Sa révélation, au sens apocalyptique du terme, ne sera que le dernier pied de nez
Qu’il jouera à la face du monde, renvoyant chacun à ses petites certitudes.
Lui le crucifié, viendra clouer l’orgueil et l’arrogance des hommes,
Tenant par là, non sa revanche, mais Son juste jugement,
Etant donné qu’il se tient désormais à la Droite du Père
Et qu’Il a déjà renié tous ceux qui, en son nom, s’attachent à la branche maudite depuis l’entête.
12:00 Publié dans eschathéologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jésus-christ, pierre angulaire, mystère, incarnation, Père, Amour, apocalypse

